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Le Temps va :
intrépide, incompris,
inexorable.
L'enfant bat des mains,
happe le Temps qui l'applaudit,
qui l'engloutit
tu l'appelles « insouciance »
Adulte ! Déjà ?
Je ne sais guère,
mon petit enfant, là, me tient chaud au cœur.
La nuit, le jour,
des étoiles très loin là-bas,
mes chaussures adhèrent, collent au sol,
chaque pas je le décide,
je le dédie,
je sais que tu existes
mon âme, mon double
qui ne m'appartient pas …
En route vers Timothée, Éléonore.
Le son de votre voix dynamise mes pas.
Parole, vous êtes parole,
l'amour, la joie, la peine, la haine,
je la remets au Temps :
temps des douceurs, temps des douleurs,
temps du partage via l'amour.
Hommage au Temps.

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