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Vous mécréants, vous, vous mystifiez,
Oui, vous les glèbeux impies !
Certains êtres, vous, vous les honorez,
Or rien ne vous y lie…
Certes, vous n’êtes conscient du fait,
Mais ici, je veux en rendre,
Un constat flagrant où je ne me tais,
Vous pouvez tous me comprendre…
Ce n’est point entendement malaisé,
La société présente,
Bâtie à dessin pour tondre à tout gré,
Ego-profit, ne s’en vente.
Système nocif il s’entend, pour tous,
Voir même ceux qui prospèrent…
Le monde est dupe d’enseignements fous,
Temple ou laïc, ils espèrent !
Vous, vous en êtes de ces louangeurs,
Qui dès l’aube s’humilient,
Perdant noblesse, du corps et du cœur.
Pour s’avilir avec lie…
Les actes des uns montrent ubiquité,
Ceux des autres leurs faiblesses.
Pourtant vous crânez de vos faits signés
Comme paonne en papesse…
La vie, pour les uns, réglée au clairon,
Sifflet de train pour les autres !
Panurge ignorait moins de ses moutons,
Vous y courrez comme apôtres…
Ceux qui implorent tous ces faux dieux,
Ils effectuent leurs courbettes,
En adorant des choses et dans des lieux,
Où, l’ego choit en miettes !
Un jour viendra, la peur sera là,
Et ce lot sera le vôtre !
De suivre vos chefs, vous serez tous las,
La mort vous veut, et nuls autres !
Suis-je ennemis en parlant vérité ?
Oui, qu’est-ce donc vos idoles ?
Que des mortels en toute primauté !
Buvez donc votre fiole…
Ce serait juste, resterait l’oubli…
De la mort vous êtes l’hôte,
Faites que farce ne mute en brûlis,
Car vous connaissez la faute !
L’écart est ténu du cœur à l’ardeur,
Mais vous avez vendu l’âme,
Du culte sans tache à la seule horreur,
Qui est mise en dogmes infâme !
Ou bien encor vous laïcs naïfs,
Offrant votre obédience,
Au dieu Moloch, qui somme à tarif,
Vos enfants dans le silence !
Qui le vénère, ce dieu sanguin,
En déséquilibre en tête ?
Guerres et attentats et boite en sapin,
Voilà les aubes de fêtes !
Alors sait-on ce que sera demain ?
Ceux qui par des ordonnances,
À leurs vacives exigent un chemin,
Et imposent le silence…
Ceux-là sont leurrés par leurs talismans,
Et mourront par leurs magies !
La borne est mise, se finit l’antan,
Plus d’ivresses ni d’orgies !
L’instant de grâce se dessine au loin,
Il se drape d’un peu d’ombre,
Sursoit l’union, mais il nous rejoint,
Déjà se meurt la pénombre !
Terre dans néant croit à l’infini…
Beautés parlent en galaxies,
Endroits où se perd vie de notre esprit…
Là ne s’y trouve l’impie !
plumedefou
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