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Pour vous qui n'avez rien à la maison,
Ou vous qui vivez au sein de la fange,
Ou qui souffrez, pour trouver ce qu'on mange,
Ô vous dont l'espoir fuit vers l'horizon,
Ô les pauvres, Ô anonyme frange !
Vous qui subissez, rigueur de saison,
Où l'injuste vie, vous met sans raison,
Que le juste sort, vous prend et vous venge,
Sônt - ils combien, ma mortelle mémoire,
Qui dorment, ventre creux, dans la nuit noire,
Le sort lié, à un fil sans amour ?
La paix, ne viendra pas, par l'injustice,
La terre paiera le lourd préjudice,
Tant que le pauvre maudira le jour.
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