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A mon ami Jules Besret, (+) hardi marin et fin poète
Elle ondule à babord, à tribord,... à raidir,
Balancement de jupe où la croupe chaloupe
Jusqu'au gaillard d'avant, jumeaux dignes de coupe,
La fine goëlette est parée à mollir.
Large château d'arrière - ô cambuse à soupirs !-
Son étrave au brion moule, épouse la poupe,
Ses hublots sont brûlots sous la touffe d'étoupe :
Elle a la soute en feu, Saint-Barbe à plaisirs.
Mon bateau-pompe à moi -phare autant que citerne-
S'effare, préparant, vent portant de galerne,
Le combat, l'abordage à casser le bardis.
Engager son beaupré, manoeuvrer sous sa voile,
Grimper dans ses haubans et jeter bas la toile,
Amener ses couleurs. Avez-vous bien compris ?
Et vive l'estrambotte en qui j'ai pris mon ris !
"Scènes et portraits".
J'ai hésité avant de publier ce sonnet plein de sous-entendus. Mais peut-on me reprocher d'employer des termes de marine quand il s'agit de décrire... une goëlette ?
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