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JARDIN D'INDIFFÉRENCE
Dans le jardin fleuri de ton indifférence,
J'ai peu à peu compris les douleurs de l'absence.
L'amitié, disais-tu, est comme un potager,
Il faut s'en occuper pour la faire fructifier,
L'arroser de douceur, de chaleur, d'eau de pluie,
Afin que ne s'installent le silence et l'ennui.
Dans le jardin fleuri de ton indifférence,
Je ne suis aujourd'hui qu'un gibier de potence.
Le bonheur, disais-tu, ne m'est pas destiné,
Je ne suis pas de ceux qui savent discerner,
D'un regard ou d'un mot la profondeur des gens,
Des paroles en or aux silences d'argent.
Dans le jardin fleuri de ton indifférence,
Je sombre peu à peu au lit de la démence.
Sans amour, disais-tu, je ne serais celui
Qui baigne ton chemin de tendresse infinie,
Les pluies ont délavé les routes d'amitié,
Le soleil en a fait un énorme brasier.
Dans le jardin fleuri de ton indifférence,
Me reconnaîtras-tu au fil de tes errances ?
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