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«Les petites ballerines …»
Quand je t’ai vu dans la vitrine
Ô toi mignonne ballerine,
Tu avais un air affolé
D’être de ta soeur séparée.
Je t’ai tendrement regardé,
Dans la boutique suis entrée.
Madame auriez vous ma pointure
Dans ce modèle de chaussures ?
Entre mes mains tu jubilais,
Et sur le sol, te défoulais.
J’ai vite pris ma décision
Vous ne coûtiez pas des millions.
Le lendemain à mes deux pieds
Fières de vous, vouliez briller
Osiez-vous donc me mettre en rage,
J’avais oublié le cirage…!
Puis j’eus droit au vieux coup de pompe
Mon tour vouliez que j’interrompe.
Sans vous quitter d’une semelle
Vous entendiez comme jumelles !
Quand l’une manquait de glisser
L’autre était là pour redresser
La grand’ tour vacillante
Quand le dessous tâtait la fiente.
Maintes fois vous vous activiez
A vous donner des croche-pieds,
La droite avant, tantôt la gauche
Vous dirigiez vie de débauche…!
Mais pour s’ingérer «en chaussure»
Il faut avoir de la mesure
Quoiqu‘en suivant la politique
On ne note guère d’éthique!
Sur ce, allons danser mes belles
Je vous veux douces comme agnelles
Sur la grand’place il y a bal,
Ce soir c’est fête Nationale!
Après votre mandat rempli
Vous regagnerez votre nid.
Toutes deux au fond du placard
C’est la place des vieux routards…!
© Calynette (2005)
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