le dimanche 07 juillet 2019, à 20:46. Posté
par Anne
Horloge, toi qui, d'un tic accueilles ma vie, et qui d'un tac prepares mon suaire, combien d'âmes tes aiguilles ont-elles usées? Pour combien de heres l'heure d'y passer a-t-elle sonné ? Tu contemples de haut la vie des hommes, et, lorsque sonnera le glas qui mène au trepas, tu useras leur os, après avoir marqué leur chair. À chaque seconde tu rappelles au Monde combien fragile est son destin. Toi, Amant délétère de mes années suicidees, tu enterres avec moi mes plus belles pensées.
rivaudais le dimanche 07 juillet 2019, à 21:39 Le bon gros sens commun prétend qu'au contraire rien n'est joué et que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Votre texte correspond tout à fait à celui que je viens de publier (juste après le vôtre) et surtout il est bien écrit. Alors j'en profite avec jouissance, comme aussi, le plus possible, du temps qui passe. Et avec raison : je le crois vraiment : profitons-en avant, tant qu'on le peut. C'est un jeune vieil homme (38 ans...dans le désordre) qui vous le dit.