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Dans ton corps en effondrements,
Tu continues à disposer,
Bien que ta volonté reste,
Tu n’es pas fait pour demeurer !
Tes jours te laissent des remords,
Alors que poussé au profit,
Ton départ est à chaque instant…
Avisé d’être concerné,
Tu entends bien les appels,
Mais tu es sourd à l’annonceur.
Tu as notion du périple,
Mais tu omets de l’élever.
Tu es un mort spirituel !
Le requérant des jours, il court,
Toi, impassible, tu somnoles,
L’appelant, lui, ne dort pas…
Vois, les tares de ce système,
Ils fourmillent de souillures,
L’amour pour elles est gravissime !
Ton cœur s’y noie entre le jeu,
Mais aussi d’autres amusements.
As-tu une seule raison,
Pour jouer ta vie de misère ?
Qui y a-t-il après la mort ?
Si ce n’est le néant d’abime,
Pour toi un insubordonné
Ou l’Éden si tu obéis !
Pour revenir à la vie d'ici,
Tu te berce d’illusions,
De fautives et vaines espérances,
Pour faire le bien d’amour,
Dans ce que tu laisses séant.
Le premier que je critique
Aujourd'hui, c'est encor toi-même,
Oui, toi âme réalisée
Tu as eu les mêmes malices,
Faites par ton alter ego…
Ô ! Âme, tu t'immobilises,
De plus en plus dans les péchés…
Tu sens tes soixante-quinze ans,
Prévois que ta vie dure plus,
Sinon à quoi bon être en lutte !
Tu es las, ton départ est près,
Mais tu n’as de provisions !
Tu t’incline devant faucheuse,
Comme si tu voulais séduire…
Oh ! Non, n’inverse pas les rôles,
Puisque tu sais, sois donc prudent,
Laisse donc ta voie de débauche ;
L’impéritie dans ton service,
Me fait voir ton spirituel…
Tu n’es point dans cette ignorance,
Pour ne pas te morigéner !
Mais tu poursuis à ne pas faire.
Tu penses, en premier, à toi…
Corriges-toi, tu ne fais œuvres,
Domptes-toi, car tu sais la fin !
La mort n’est-elle, toute prête ?
Toi qui recherche l’ordonnance,
Tu es, toi, qui reçois cet ordre…
Avoir le pouvoir sans soucis,
Être injuste envers autrui,
Ou vertueux envers prochain,
C’est ici un choix pertinent !
Ne sais-tu pas que jour est là ?
Toi tu n’as été égorgé,
Il en est autre de l’agneau,
 cela, es-tu obligé ?
La joie peut être alors acquise,
Si par le biais du labeur,
Tu ne te mets point à l’écart !
Horreur du jour où tu sauras,
Que tu as été écarté…
Ressaisis-toi, ne sois frivole,
Même si tu en fais profit,
Alors tu auras tout perdu !
Tu vois jours publier la joie,
Leurs branches plient de leurs fardeaux.
Sais-tu que cette vie est rêve ?
Alors sera exquis ce temps,
Si tu es actif au service.
Pourquoi repousser les acquis,
De ce qui est impérissable,
En idolâtrant l’éphémère ?
Préoccupé par sa parure,
Tu passes à côté du vital…
Ce jour, c’est ta vie qui importe !
Les chimères te séduisent,
Elles engendrent toutes tristesses !
Te subornant comme mirage,
En un désert où toi tu vas !
Ne ressens-tu pas ta folie ?
J’atteste avoir compris ce nombre,
D’amis très proche et d’êtres aimés
Ils ont été pris en leurs rets.
N’en as-tu pas été témoin ?
Es-tu couvert de ce fléau ?
Ta présence aux enterrements,
Fut célébrée dans l’allégresse,
Rentré satisfait du malheur ?
La terre couvrant les cercueils,
Etaient-elles noires tel four,
Ou rouge comme feux d’enfer ?
Les cénotaphes d’alentours,
Ils rutilaient certainement,
D’avoir été brossés de neuf !
As-tu obtenu héritage ?
Et les oublies-tu, toi qui vis,
Et qui mourras, oui, à ton tours ?
N’as-tu jamais été créé ?
Tu parles des morts au passé,
Tu dis souvent : ils ont été,
Comme s’ils n’avaient existé…
Sais-tu qu’en nous vit souvenir ?
Bientôt tu seras récit,
 ton tour, pour d’autres étrangers !
L’homme devient à sa mort,
Rien qu’une pensée fugace,
S’il n’est en livre de Dieu !
Interroge-les Écrits Saints,
Vois par toi-même le chemin,
Mais n’as-tu pas appris cela ?
Donc en ta chair vieillissante,
Poursuis-tu à accommoder,
Alors que tu vas au néant ?
Dessein reste, non la survie !
plumedefou
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