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Tu es partie un jour d'hiver,.
Elle est venue te chercher
soudain
au seuil de ta maison.
La Vie t'a dit sa douleur de te quitter.
Tu résistas un moment,
farouchement. Non ! Non !
Mais ton bagage était prêt
sur le seuil, il attendait …
il fallait rompre ce lien …
ce fil.
Qui fit le dernier pas?
L'on vint te chercher,
« Je n'aurai pas ce courage, je ne sais pas, je ne veux pas. »
Maria Aëlla ! Tu l'as vue à ta porte,
tu ne peut pas y échapper,
je sens ton regard qui me quitte, moi la Terre,
ton fardeau, je le mets en mémoire, c'est ta mémoire
avec d'autres, c'est ma richesse.
Ils sont tous là lourds, lourds …
Merci, Maria Aëlla, d'avoir nourri ma Terre.
Vois, comme ta lumière est belle.
Elle s'élève maintenant et te voià qui chante,
ta voix était si belle.
Elle dit avec les anges : ta vie ne fut pas toujours douce comme notre vie à tous.
Tu avanças confiante dans ce chemin d'Amour que je t'avais tracé.
Et la paix maintenant à tout jamais offerte.
C'est là le don du Père.
Je vois ton reflet dans l'eau du ruisselet,
j'entends tes paroles dans le souffle du vent,
et mon regard porte cet amour bleu
si pur, si lumineux
qu'il perce les nuages …..
Dans l'infini, quelque part, Maria Aëlla. 
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