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A l'ombre d'un sourire , je me suis endormie,
Dans la sérénité d'un jour sans pluie,
Quand en mon intérieur se finissait la nuit,
J'ai remonté le temps jusqu'à minuit.
L'horloge attentive a sonné en tournant ses aiguilles,
Et moi , dans le fauteuil , je ne tenais plus sur mes quilles,
Un jeu d'ombres et de lumière
Qui éclaire la terre entière,
Une aurore qui n'en finit plus,
Une dormance à moitié nue.
Un regard perdu , éperdu d'amour,
En quelques traits , des traits du jour,
Se retrouve en toile , à la nuit volée,
Cherchant à se faire admirer.
Et sur le mur d'en face
Un face à face avec l'ombre,
Toujours présente et saccadée,
Enfin le jour lui a succédé.
Tout devient à ma portée
Le langage des oiseaux ,
Le langage des fleurs,
Pas de morosité, il suffit de chanter.
Chanter la venue de la rosée,
La venue de la rose née,
La venue d'un matin frais,
Pieds nus sur les galets.
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