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Si tu étais la mer je serais le rocher
Que la vague rêveuse aimerait caresser.
Par les jours de grand vent, de houle et de fracas,
Déesse bienfaisante évitant le trépas
De ceux qui croient en toi, au coeur de la tempête,
En épargnant leur vie et en me faisant fête,
Chantant pour éloigner le chagrin, l'amertume,
Tu viendrais m'apporter tes blanches fleurs d'écume.
Tandis qu'inébranlable, en amour résigné,
Je serais ce rocher où tu voudrais t'ancrer.
Sans être ce rocher, je me sais doux et fort.
Toi, même étant la mer, tu serais femme encor.
Alors pardonne-moi. Va ! Que Dieu te protège,
Apprends que ton amour est pareil à la neige,
Si pure au froid d'hiver mais fondante au printemps.
J'aurais voulu t'aimer mais j'ai passé mon temps.
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