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Mon corps accidenté
Me laissa voulu un matin d'hiver,
Je fus désincarcérée.
Ce corps je l'ai retrouvé abîmé,
De l'intérieur bien cassé,
Il fut opéré , des soins donnés,
Oui , un corps handicapé.
Ce jour là le destin s'est prononcé,
Point de mort , de peu échappée,
Dans l'habitacle , je fus coincée,
Et sauvée par les pompiers.
Il a fallu réapprendre à marcher,
Se faire au jour le jour encourager,
Ne jamais ce courage abandonner,
Le corps devint la priorité.
Pas à pas , retrouver l'usage
De ma jambe prise en otage,
D'exercices faire le partage,
Avec des compagnons de tous âges.
Lutter contre ce destin,
Lutter de ses deux mains,
Se décourager, ne sert à rien,
Il faut retrouver dans la peine le chemin.
Et sortir un jour victorieux,
De ces exercices impérieux,
Ave le coatch main dans la main,
Regarder en face son destin.
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