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L'orage a grondé ce soir.
En une ondée de dérisoires
Souvenirs, aux espoirs illusoires .
L'orage a grondé ce soir !
La pluie ruisselle, amère, sur mes joues,
Versants à l'ombre de ton cœur.
Cascade d'oubli, ru de rancœur.
La pluie ruisselle, encore, sur mes joues.
La Lune crie un croissant froid.
Mon esprit tressaille d’effroi !
Ton corps convulse une dernière fois.
Tu jouis, tandis que je perds foi.
La Lune crache des étoiles mortes,
Mue d’idéal au rayon bancale.
La Lune digère ce vide banal,
Vénus était belle, était-elle assez forte ?
La nuit me ronge et me mord.
À l’agonie, ne suis-je que remords ?
Tu retrouves des brides, tu saisis les mors,
Tandis que,
La nuit me ronge et me mord.
Le vent lève le voile sur mes sentiments.
Tempête sincère, ouragan de tourments,
Qui nous fait plier en ce moment.
Il se lève, tu mets les voiles et je me mens,
Comme pour balayer mes sentiments.
L’ orage a grondé ce soir.
Le vent se levant de désespoir.
La pluie inondant ma mémoire.
La Lune, est mon expiatoire.
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