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Ta Foi m'ancre dans ce présent incertain où je me débats.
Ton absence m'est cruelle et pourtant tu es là.
Je sens au fond de moi,
cette ardeur de la Vie.
Compagnon d'un jour,
compagnon de toujours.
Mon âme échevelée peine sur le chemin.
Dans le miroir de l'âme, je puisais ta confiance
et tissais l'espérance.
La bonté s'écrivait sur les lignes d'histoire,
l'humain prenait sa place
dans l'univers vivant, vibrant,
c'était un jour heureux
partagé avec toi.
Sur la pointe des pieds,
tu franchis la falaise
et j'entends :
« Allons, va, ne t'arrête pas au milieu du jardin ! ... »
Un murmure d'oiseau,
le saut de la grenouille,
l'orvet furtif passe comme un éclair …
Dans la lumière du jour a point le crépuscule.
Et puis, viendra l'aurore pure dans un éclat bleu.

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