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Juste pour aujourd'hui, te fais pas de soucis
L'arbuste deviendra bien grand ainsi
Déguste chaque instant, il est unique
Ajuste tes planètes, façon pudique
Truste tes affres du jour pour nouveau soleil
Lustre ces étoiles, elles sont merveilles....
Ce corps t'appartient, ne lui fait pas défaut
Encore qu'il puisse porter plus qu'il n'en faut
L'aurore dans son écume, donne repos
L'or d'allégresses chante le crédo
Ce trésor te parle, écoute ses propos
Qui s'évaporent des pores aux mortes-eaux...
L'infini se touche avec l'esprit libre
S'enfuit du charnel qui s'éloigne et, vibre
Puit sans fond aux sources jamais taries, fraîches
Et, luit après le départ qui dessèche
Ces fruits qu'il offrait toujours, en doux partage
Autrui se souviendra de ces passages....
Enfin l'âme, aussi point ne meurt, en extase
Chagrin quand le messager du Seigneur embrase
Tocsin, tu ne connaîtras, ni jour, ni heure
Demain flottera dans l'air rosée de pudeur
Serein tu en rencontreras,, tu leurs diras
Au loin dans l'évanescence de ton frimas....
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