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J’aimerais retrouver,
Ma première enfance,
Où follement je m’amusai,
Où tout était insouciance.
Je chantai, je jouai,
Et ma plus forte angoisse,
C’était me mettre à table,
Pour calmer mon appétence,
De table, où je dévorai.
Je ne pleurais jamais,
J’avais le cœur en fête
Et si cela m’arrivait,
C’était pour des clopinettes,
Par des caprices en vérité.
J’allais de temps en temps,
Dés j’avais un instant,
Dés qu’il faisait beau temps,
Cueillir des fleurettes,
Au milieu des champs,
Pour les offrir à maman.
Que la vie semblait belle !
Cueillant ces jolies fleurs,
Je contemplai les ailes,
De tous les papillons.
C’ était une merveille,
Ses formes et ses couleurs,
Et les petites coccinelles,
Dans les champs de primeurs.
Avec leurs ailes en dentelles,
Leurs robes à poids rondeurs,
Belles comme des cœurs,
Oh ! oui que j’aimerai retourner,
Au temps de ma jeunesse,
Où tout était gaieté,
Nulle trace de tristesse,
Le soir je promenais,
Avec toutes mes copines,
Nous chantions le flamenco,
Au patio de ma cousine.
Au tour de rôle nous dansions,
Cette danse un peu fofolle,
Un genre de farandole,
En tournant suivant le son.
Que la vie pouvait être belle !
Pour nous, jeunes demoiselles.
Paquita
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