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Il n'y a plus de fruits dans l'arbre du soleil.
Tes bras ont trop porté l'enfant endolori.
Lers sillons du vallon attendent la pluie fertile.
Le soldat veille au pied de son château hanté.
Le pianiste écrit une sonate.
Le chant passe au-dessus des maisons
imprime un cœur, un autre et puis,
un autre encore.
L'unisson parvient au laboureur
qui s'arrête un instant,
à la brodeuse qui ajoute un pétale
à sa fleur,
au prisonnier à l'étroit dans son puits.
Un pas discret, si secret a rejoint
le silence endormi.,
l'a juché sur le nuage de ton front.
Il a pétillé dans tes yeux.
"Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir
ou ne meurt que pour renaître."
(Marguerite Yourcenar) 
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