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De ton âme blessée,
la coupe a débordé.
Dans les cendres grises
un brandon encore tiède
persiste à vouloir vivre.
Le feu de ton amour
a réchauffé la terre.
Il a suivi le fil de la grande lignée
des pierres généreuses,
ça et là, dessinant leur chemin.
L'horizon est lointain
mais la tâche appelle.
Gravis les collines et franchis les torrents !
Le vent t'enseigne le soleil.
La pluie féconde les ornières.
Brave la tempête, oublie le temps passé.
Voici que ta voix parle à travers mon silence .
Tu es le fil tissé,
dans la nacelle en fête.

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