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Des cheveux bleus argent.
Une voix si fervente.
Un rire heureux aux éclats précieux …
Ton pas grince parfois de ses rouages.
Tes mains ! Oh ! Tes mains,
si fines autrefois,
patinées, déformées, ouvragées,
tendues par le présent,
racontant l'autrefois
d'un labeur incessant.
Je prends ton bras,
nous saluons l'aurore,
et sa grande espérance.
Voici venir le soir.
Regardons-le en face,
accompli et patient.
J'écoute ton savoir
si grand de ses mémoires …
De te quitter enfin,
Oh ! Ma peine est immense ! …
J'ai mis mon manteau bleu.
Il parle à ta place.
Là-bas si haut le soir
scintille ta présence.
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