|
Nous sommes partis si loin
dans des chemins obscurs
dans des voies sans issue,
pour te retrouver là,
si soudain et si pur : un joyau jailli de l'écrin.
Ta voix, ton sourire et ton pas
dansant dans la lumière.
Tu me disais : je suis d'ici.
Mon père s'appelait Paul et ma mère, Victorienne
nommant ainsi tout ceux
qui t'avaient précédée avec chaleur, avec ardeur.
Je cueillais tes espoirs, tes craintes
et tes douleurs aussi.
L'enfantement d'hier et ses tout premiers pas.
Tombouctou et puis Rome,
tes châteaux, tes masures.
Reviens sur ton terrain ;
L'oranger a mûri,
il attend ta présence.
Voici :
Ton Nom s'est perpétué
et le Présent d'hier
embrasse l'avenir.

|