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Le ciel mélangeait le sombre et le clair
Charnelle est l'union de la terre
Frêles, les oiseaux de mer quittaient, pressés
En gospel les vents tourbillonnaient, usés
S'écartèlent sur les falaises de granit
Les appels de la tempête nous invitent...
Les rares promeneurs de la plage rentrent
Se préparent, encapuchonnés de jaune
Avatar de la nature de mois d'encre
Départ d'un hiver de grains poussant la faune
Gabares et barcasses aux si gros ventres
Se parent au mouillage, le nez en aumône...
La couleur grise se cache sous l'écume
L'heure pleine ronge toutes les angoisses
Les heurts d'Éole s'écrasant sur l'enclume
Dictateur de ces nuits sans lune, de poisse
Écoeurent charpentes dans la salée brume
Fureur en fièvre que rien ne froisse...
D'abord les vagues montent à l'assaut, sourdes
Corps morts sont léchés, ballotés puis enfouis
Les efforts de la digue, pour cette gourde
Explorent chaque faille, un pain tant béni!
Dévorent les dunes, ambiance lourde
L'aurore montrera les Rommels! Inouï!!...
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