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Leurs regards demi-clos fixaient tout l’horizon,
L’étoile du matin leur faisait un signe…
Leur avis sur le temps que nous modernisons,
Les menèrent à raison, disant, que vie n’est digne.
L’ange semeur d’hiver au travers des rameaux,
Nuit et jour est chagrin du regard en oblique,
D’une gaieté grise, pour cause de grands maux.
Car les plaisirs humain sont captifs d’us phallique !
Gaieté a déserté fronts ridés de douleurs,
Obsédé par le deuil et les mésaventures.
Semblable aux morts-vivants, ils marchent tous en chœur !
Trajets identiques, jours ont même armature !
Un quelconque bonheur serait bien venu,
Mais fuite du temps asservit leur estime.
Et exister vraiment dans ce monde connu,
C’est franchir l’espace sans être légitime !
Toujours faisant signe, l’être éthéré brillait,
D’une lueur sombre, point des plus rassurantes…
Hanté par le tourment et d’être le jouet,
D’un appel perfide pour des âmes mourantes !
Leur concentration assurait le trajet,
Menant à déraison, disant : mort est aimable !
Monomane du deuil, l’ange insurgé est prêt,
Courant devant eux tous, il cherche le rentable !
Le glèbeux est bouffi de sa corruption,
Fécondée de manœuvres, il est toujours sa proie !
L’entrevue du désir fait pleurs de pulsions…
Lors, profonde est l’horreur, du déclin qu’il déploie !
Tes ailes emprisonnées, esprit pernicieux,
Tu te verras ainsi, et, jeté au Tartare !
Car ton heure sonne aux sommets des cieux,
Pour libérer l’humain de tes totales tares !
plumedefou
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