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La nation reconnaissante…

le vendredi 06 septembre 2019, à 06:46. Posté par plumedefou


    La nuit fixe noirceur sur patrie,
    Dévoilant des esprits malheureux…
    Face noire de mélancolie,
    Livrée sur l’autel peu glorieux.
    Sortant d’un effrayant exutoire,
    Qui nourrit nation de grands cris.
    Lorsque se fige toute l’histoire,
    Pour n’être rédigé par écrit !
    Le peuple subit et l’or chuchote,
    Nul n’entend les appels au-secours,
    Le pays est exsangue et capote,
    Pour cause d’oppression toujours…
    Qui exige à l’oubli et s’y rendre,
    Le terroir l’y accueille gaiment…
    Son épitaphe risque de prendre,
    L’horreur du dédain sans froissement !
    Rien que pour l’honneur c’est l’absence,
    L’ombre est collée aux monuments noirs,
    Où seront hissés drapeaux d’offenses,
    Pour tous les corps tombés chaque soir !

    plumedefou



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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (Jardin de Lune) le vendredi 06 septembre 2019, à 07:57
Bonjour PlumedeFou,
Passionné d'Histoire - surtout d'Histoire contemporaine - je peux te dire que tes vers résonnent à mon oreille.
Il y a quelques semaines, je visitais le sinistre camp de concentration du Struthof , au coeur de l'Alsce. Horreur, oui, du dédain, marque de l'inhumanité.
Sous d'autres latitudes, je suis resté sans voix aussi, devant le mémorial des combattants victimes au Vietnam, sous la bannière étoilée de la fière Amétique, près de la Maison Blanche. Valeurs exhibées, et qui claquent au vent.
Et partout ailleurs dans le monde.
Il reste le souvenir....mais, le présent continue à fabriquer ses cauchemars sous la baguette des dictateurs ou des fous. Ce sont les mêmes cerveaux !
Alors, demain, il faudra, encore et encore se souvenir. Et être reconnaissant bien sûr. De ne pas être mort sous les balles, ou dans la misère, d'avoir peut-être, juste la chance d'être des survivants.
Un poème qui ne laisse pas indifférent, ami poète, et qui nous fait abandonner zénitude ou philosophie pour nous réveiller sur nos réalités communes.
Amicalement et bonnr journée à toi.
Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

plumedefou le vendredi 06 septembre 2019, à 13:15
Bonjour Philip,

Je connais bien ce camp de concentration du Struthof, car mon origine est alsacienne et j'habitais à 8 Km de ce sinistre camp...
à La Broque jouxtant Schirmeck où se trouvait un camp de travail que les Nazis exploitaient...
Je devais avoir 10 / 12 ans quand avec de la famille j'ai visité l'endroit, il y avais encore des chaussures entassées et des fripes ainsi que des cheveux...
à la sortie du camp, à quelques centaines de mètres, il y avait un petit bâtiment où il y faisaient des expériences d'endurance à l'eau chaude puis de suite froide...

Réflexion : Qui sont les fous, qui sont les sages?
Le panier est assez gros pour mettre tous les "crabes"...
Content que tu es fait un tour par chez-moi en alsace...
Merci d'avoir apprécié mon poème,
Amicalement et bonne journée à toi aussi !
Plumedefou

José le samedi 07 septembre 2019, à 09:26
Oui ces 'grands cris de la Nation', comme tu l'écris, résonnent pour l'éternité.
Comme l'écrit Philip, les dangers à l'origine de ces cris sont encore bien présents aujourd'hui, alors surtout ne bouchons pas nos oreilles et ne fermons pas les yeux, c'est la condition pour ne rien ajouter aux malheurs de la Nation.
Amitiés

Philip (Jardin de Lune) le mardi 10 septembre 2019, à 08:28
Re-bonjour, PlumedeFou,
Merci pour ta réponse et tes souvenir personnels du Struthof.
Tu sais, l'Alsace que je visite régulièrement avec coeur, ne se résume pas à mes yeux aux jolis Riquewhir, Eguisheim ou Kayserberg, d'ailleurs magnifiques s'il en est. L'Alsace c'est une histoire, une âme et....des souffrances.
En effet, tu étais près de Rothau, la route qui mène à Natzwiller. Comme toi, nous avons recueilli des histoires des habitants de ces villages qui devinait ce qu'il pouvait se passer, dans ces endroits sinistres, pourtant au coeur des montagnes.
Et j'ai encore, avec plus de joie dans les yeux, le souvenir récent - c'était en mai - de promenade au Howald et près du Mont St-Odile.
Tiens, que de sujets, plus joyeux, à de belles poésies !
Avec toute mon amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

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