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Le voile s'ouvre sur l'automne,
Il jaillit rougeoyant dans l'horizon
Et s'illumine sa pâmoison,
Automne , mélancolique saison.
Encore l'ancolie nous sourit de même,
Tandis que la nature se fait une traîne,
Et avec tous ses tons m'emmène
Sur les sentiers de ceux qui l'aime.
Je marche sur un tapis feuillu,
Un tapis se faisant bien dodu,
C'est le vent qui l'a pourvu
Un tapis bien vite étendu.
A chaque pas , les feuilles se soulèvent,
Légères comme dans un rêve,
Au crépuscule, elles demandent la trêve,
Et de frémir , elles en ont fait la grève.
Tout repose à présent dans le sentier,
Où le tapis de mousse reste mouillé,
Plus rien ne pousse et nous pousse,
Le temps d'hiver est annoncé.
Les jours diminuent , peu de lueur,
Hiberner sera la future vie,
Rester sans bouger, endormi,
Avant que le tout soit refleuri!
Apprécier la nature dans ses saisons,
Est bien la meilleure façon
De la protéger toute entière
De eux qui l'écrase sans raison.
Il est de bon ton, de respecter les saisons...
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