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Il y a la joie qui vient du dedans, il y a la joie qui vient du dehors
Je voudrais que les deux soient tiennes,
Qu'elles remplissent les heures de tes jours et les jours de ta vie.
Car lorsque les deux se rencontrent et s'unissent
il y a un tel chant d'allégresse
Que ni le chant du rossignol, ni celui de l'alouette ne peuvent s'y comparer
Mais si une seule devrait t'appartenir, si pour toi je devais choisir
Je choisirais la joie qui vient du dedans, car la joie qui vient du dehors est
Comme le soleil qui se lève le matin et qui le soir se couche,
Comme l'arc-en-ciel qui paraît et disparaît,
Comme la chaleur de l'été qui vient et se retire,
Comme le feu qui brûle et puis s'éteint, trop éphémère, trop fugitif.
J'ai besoin de quelque chose qui dure, qui n'a pas de fin et qui ne peut finir.
Elle est comme ma rivière tranquille, toujours la même, toujours présente,
Elle est comme le rocher, comme le ciel et la terre
Qui ne peuvent ni changer, ni passer.
J'aime les joies du dehors, je n'en renie aucune ... Je les bénis, je les bénis,
Mais j'ai besoin de quelque chose qui dure, de quelque chose qui n'a pas de fin
Et qui ne peut finir. Et la joie qui vient du dedans ne peut pas finir.
Je la rencontre aux heures d'abandon, aux heures du silence.
Son chant m'arrive au travers de ma tristesse et de ma fatigue.
Elle ne m'a jamais quitté : c'est Dieu.
C'est le chant de Dieu en moi, cette force tranquille qui dirige les mondes et
Qui n'a pas de fin et qui ne peut finir.
Le Livre de Lézard - 1980 
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