|
Derrière ton mur de défense,
Il y avait tes peurs :
Peur de ta voix, de tes mots, de tes pas.
Tes yeux lançaient des signaux bleus et verts,
Des signaux de détresse.
Lui, il marchait près de toi.
Un mur de tristesse se leva
Avec sa cohorte de peines.
Longue, longue cette nuit-là.
- Mais, n'entends-tu pas ?
Que ces murs sont là ! Honte, folie, oublis
Colère, jalousie, rancune !
- Et l'Amour dans tout cela ?
Tu les as décortiqués,
Tu as pansé tes blessures.
Dans une grande corbeille, as le tout déposé.
Écoute :
Voici que tinte le silence
Et la lumière qui fuse, œuvre de joie.
J'ai tendu la main vers toi
Et tu l'as prise dans la tienne.

|