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Octobre rouge de ses feuilles,
Est là , prêt comme recueil,
Il faut que l'on le veuille,
Loin de tout cercueil.
La feuille rouge sang
De la branche descend,
Se forme le tapis florissant
Au pied de l'érable effervescent.
Elles tournoient dans l'air vibrant,
Les feuilles d'antan,
Elles s'écorchent au vent violent,
Tombent et vacillent en même temps.
Octobre rouge,
Plus rien ne bouge,
Le sous-bois est seulement fougères,
Le terreau couvre les primevères.
Des racines survivent en terre,
Les arbres jouent les ombres chinoises,
Tandis que mon regard les toise,
Au bas , un tas d' ardoises.
Le sous-bois se dévêtit,
Il est l'heure de fuir
La pluie et les soucis,
En courant sur un tapis attendri.
Tempête et non fête,
Tout est humide et se ride,
Sous la pluie sans envie,
Les gouttes défilent.
Derrière un carreaux,
Une vitre sans défaut,
j'imagine la noire faux
Qui domine les eaux.
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