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Se teinte la pâmoison de l'automne
Et tintent les cloches du village,
Depuis bien des âges,
Je les entends, le coeur ardent.
Elle se garde an un écrin
Fait de mousse et de branchages,
Elle éblouit le regard entraîné,
Et se chante ses traits en mêlée.
Je me tiens au centre de la saison,
Là ou rougeoie encore l'horizon,
A admirer cette pâmoison en moisson,
J'écoute de toutes parts , les sons.
Et j'invente ceux d'un violon,
Se prenant pour Appolon,
Les cordes se pincent
Et s'étire la mélodie.
Octobre s'installe sur son trône,
Semblant demander l'aumône,
Et le vent se trouve aphone,
Dehors jouent heureux , les mômes.
Ils soulèvent les feuilles tombées,
Les font virevolter, voulant leur redonner vie,
De jouer s'égaie toute leur vie,
Pour chasser loin leur ennui.
Jeunesse aux multiples défis,
Le vent aussi poursuit,
La chevelure défaite,
La journée complète.
J'aime cette jeunesse, ses envies,
Un joli tableau dessiné,
Des couleurs peinturlurées,
Un tableau vibrant de vie.
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