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Que deviens-tu tendre poète
Qui savait chanter ton pays
Et me faire frémir d'envies,
Près de ce désert doré.
Souvent je pense à toi,
Je relis tes poèmes avec foi,
Je rêve d'un hier aboli aujourd'hui,
De toi , qui avais l'air réjoui.
Tu avais une grande place en mon coeur,
Et je gardais pour toi les fleurs
Qui poussaient jolies au jardin,
Celles dont j'admirais le teint.
Tu étais si conquérant , ardent,
Avec toi s'écoulait doux le temps,
Toutes les saisons étaient le printemps,
Tu étais en paroles le plus bel amant.
Tu me mettais en émoi,
Je rêvais d'être près de toi,
Mais ce ne fut pas ta loi,
Tu épousa une belle en soie.
Jamais je n'oublierai cette amitié,
Par elle si loin , je fus emportée,
Je ne peux qu'encore en rêver,
Ta poésie restera à jamais gravée,
Dans mon coeur ardent,
Ce coeur si brûlant d'amour,
Qui doit prendre un détour
Et retourner solitaire en sa tour.
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