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le dimanche 06 octobre 2019, à 10:38. Posté
par Jeanne (auteur : Daniel Biga)
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Je mangerai la terre et les racines
J'avancerai sur le ventre lombric humain
J'ai une telle faim des éléments du Simple
la vie du siècle m'écrase
la ville moderne me déchire
aujourd'hui partout où je vais c'est
dans la beauté perdue
j'ai vu disparaître les rivières leurs sources et des fleuves même
rivages quais parcs profonds et tant de jardins subtils
allées promenades hameaux villages
quartiers entiers
j'ai vu se bétonner des plaines des collines rasées
les voitures s'y garent sur l'Ombre animale des chevaux
disparus
la brutalité des hommes est hénaurme !
Pourtant
parfois
la tendresse d'un homme seul m'éblouit encore
Babel Bigarrures, Tarabuste, 2018
in "Pour avoir vu un soir la beauté passer" 
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commentaires ( 3 ) (Ajouter un
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angele35 le dimanche 06 octobre 2019, à 11:01 "C'était pour le bonhomme une insupportable et irritante anxiété de se sentir si tendre et si éploré au dedans et de ne pouvoir être que dur au dehors" - Victor Hugo (Les Misérables) |
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fevrier le dimanche 06 octobre 2019, à 18:01 bonjour,
Tout disparaît quelle tristesse.!
Quand les hommes vont ils se réveiller ?
Amicalement. |
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henridurtal le lundi 07 octobre 2019, à 20:38 Heureusement, "parfois, la tendresse d'un homme" - ou d'une femme - "m'éblouit encore". Je fais mien ce mots réconfortants! Bonne soirée. |
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