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Le lac à la vie qui s'étale murmure,
Il est toujours de même posture,
Et la lumière joue
En ses eaux dévolues.
Une poule d'eau surgit
D'entre les roseaux,
Tandis qu'une grenouille vagit
Pendant que j'écris.
Le murmure prend de l'ampleur,
J'entends dans le vent des pleurs,
Ce lac pour moi reste majeur,
J'y viens y déverser mes douleurs.
Et se creusent les rides en bajoues,
Se creuse le sillon du temps,
Une vallée, où l'espoir abonde
Et où les mots redondent.
Sur le lac une onde irisée,
Caresse la surface , autre face,
Tandis que les roseaux sifflent
Le souffle d'existence.
Je sens ici combien de présences,
Lors que le vent me devance,
Je sens tant de présences
Prêtes à partager en constance.
Pour moi ce lac est majeur,
Confident de mes bonheurs,
Consolateurs de mes malheurs,
L'espoir apporté par le vespéral,
Le cours d'un splendide festival.
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