|
Ce doigt s'enfonce dans la mer, cet éperon
Voit, et résiste à ses énormes colères
Loi de la nature dans la foi du pardon
Le Roi Neptune s'était arrêté là, fier
La voix iodée dans ces embruns d'Alcyon
Pavois se hissent, battus par vents qui errent...
Le bateaux se réfugient dans ces repaires
L'eau les accueille calme, sereine, en compère
Des badauds encapuchonnés vous attendent
Seaux et cannes à pêche en dividende
Le capot des houles agite les canots*
Et tango des marées se danse en bottes...
Voici le plus petit port de France, guère
Tapi face aux flots, sa digue de granit
Amie, garde barques aux bouts unitaires
Si vous, qui écrivez Liberté s'hérite
Prie au cimetière sur tombe de Prévert
Ici les feuilles mortes sont séduites...
Alors quittez Port Racine en dilettante
D'abord marchez vers phare où déferlantes
Ignorent le tumulte dans cette Hague
L'aurore et le crépuscule sont vagues
En décor tu verras ces maisons se serrant
Retord est Éole mais les coeurs si charmants...
*canot se prononce canote...
|