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Toi, qui me lis, sous une Lune gibbeuse
Délies-toi sans tarder de cette nébuleuse.
La brume d’automne, n’est qu’un aparté,
Aux couleurs mortes des feuilles d’été.
Si ton coeur se voile d’une bruine singulière,
Glaçant ton âme d’une enveloppe de fer.
Si ton esprit s’humecte, de larmes monotones,
Aux sanglots d’un espoir devenu atone.
N’oublie pas que ce n’est là qu’un équinoxe
Un instant de ta vie où le jour et la nuit
Se prolongent en un équitable paradoxe.
Ambivalence éphémère, et si l’on te nuit…
N’oublie pas… que je suis là, zef insouciant,
Prêt à faire voler en éclats tes rires fanés,
Ocres de douceur, à la beauté innée.
N’oublie pas… que je veille, quasi omniscient.
Je ferai alors d’une brindille un voilier,
Aux vents de tes sourires, sur un ru de tendresse.
Il voguera, maladroit et fragile allié,
Vers des îles inconnues où tu seras mon altesse.
S’il coule, qu’importe, nous nous noierons assurés,
Dans nos regards enflammés, et nos mots susurrés.
Je ferai d’une caresse une offrande divine,
Aux vents de tes soupirs, un seul mot : imagine.
Tu décolleras vers des étoiles délectables
Aux pulsars spontanés autant qu’inflammables…
Si je brûle, qu’importe, cela ne pourrait que te plaire,
Et tu calmeras l’incendie sous la bise de tes actes, légère…
L’automne est une merveille à ceux qui savent voir.
Ton être en éveil pour ceux qui peuvent le percevoir.
A cette saison, dans les cendres, renaissent ici et là
Des sillons de lendemains tendres, alors ne sois pas las.
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