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Le racisme abrutit l’intelligence

le samedi 26 octobre 2019, à 09:27. Posté par Dad Allaoua


    Le racisme abrutit l’intelligence

    Ne laissons pas le racisme atténuer
    La lumière de notre intelligence
    Pour vivre et grandir sans diminuer
    La capacité d’inciter à la clémence ;

    Assurons la paix par une victoire
    Sur nous-mêmes sans trop ruminer
    Des idées farfelues ou éviter de croire
    Au miracle de l’amour passionné ;

    La vie exige de nous d’aimer avant
    Tout, d’oublier sans ignorer les leçons
    Ou se cacher dans le feuillage mouvant
    Que le vent écarte et le bruit des canons

    Agite ; quoiqu’on fasse, nous finirons
    Ensevelis sous la cendre noire
    De nos engins ferreux, nous subirons
    Le sort de gens oublieux de leurs devoirs

    Sans pouvoir s’évader dans l’espace
    Ou avoir le courage de déposer
    Les armes pour recevoir la grâce
    Du ciel et refuser le silence imposé

    Sans chercher à prouver notre courage
    Ou ignorer que la nature à ses raisons
    De réduire à l’inadmissible esclavage
    Celui qui perpètre les actes de trahison.

    Dad Allaoua











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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
plumedefou le dimanche 27 octobre 2019, à 15:51
Bonjour Dad Alloua,

Voici un document qui devrait mettre les pendules à l'heure :

Origine du mot : Race…
Race humaine :

La notion de race humaine fut employée pour établir des classifications internes à l'espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels 1,2,3. Des études scientifiques, fondées depuis le milieu du XXe siècle sur la génétique, ont montré que le concept de « race » n'est pas pertinent pour caractériser les différents sous-groupes géographiques de l'espèce humaine car la diversité génétique est beaucoup plus importante entre les individus d'une même population qu'entre groupes différents 4,5. Le consensus scientifique actuel rejette en tout état de cause l’existence d'arguments biologiques qui pourraient légitimer la notion de race6, reléguée à une représentation arbitraire selon des critères morphologiques, ethnico-sociaux, culturels ou politiques7, comme les identités8.
La notion de race a été utilisée à partir du XVIIIe siècle pour distinguer des groupes humains possédant des critères physiques transmissibles, dans le prolongement des généalogies bibliques puis des grandes taxonomies de Linné. Au XXe siècle, elle a notamment été utilisée pour justifier la perpétration de la Shoah par les nazis, l'apartheid en Afrique du Sud et la ségrégation aux États-Unis. Elle n'est plus employée aujourd'hui dans la description du monde vivant que pour désigner les espèces et sous-espèces du monde animal en général.

Étymologie et signification :

Le terme « race » a une étymologie incertaine qui en complique la signification et rend son usage actuel délicat. « Race » n'a toutefois pas d'antécédent latin direct. Il est supposé qu'un traitement en bas latin de ratio, voire de generatio, aurait donné en italien razza, rassa, d'abord francisé en « rasse ». Tandis que de nombreux auteurs préfèrent le rattacher au latin radix signifiant racines. Toutefois, le terme tirerait probablement son origine du mot arabe ras signifiant « tête », et trouverait sa première utilisation dès le XVe siècle en Espagne, puis un siècle plus tard en France et en Allemagne9.
Le terme désignait alors toute espèce d'animaux ou fruits, ainsi chez Commynes en 1498, ou une convention de famille ou de métier, comme dans Le Cid de Corneille représenté en 1637 : le père de Rodrigue, qui vient d'être giflé par celui de Chimène, pleure « un tel affront, le premier dont [sa] race ait vu rougir le front ».
En 1749 Buffon utilise le terme pour désigner une sous-catégorie de l'espèce, sens repris par Voltaire en 1756 dans son Essai sur les mœurs et l'esprit des nations : « la race des nègres est une espèce d'hommes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l'est des lévriers ». Le terme sert aussi au comptage des générations : Bossuet remarque que « Les familles royales les mieux établies vivent à peine quatre ou cinq races ».
Dans ces utilisations le sens latin de ratio s'y retrouve alors : le terme représente une idée de classement, mais s'y ajoute l'idée de lignée familiale. Les emplois divers foisonnent et rendent le mot banal du XVIIe siècle au XIXe siècle : il sert autant à nommer une postérité (race des Atrides, race d'Abraham), qu'une nation (race française), que la spécification animale chez Darwin, et par extension ou abus, toutes sortes de communautés, réelles ou idéelles (race des esclaves, race des héros).
Entre 1853 et 1855, Arthur de Gobineau publia l'Essai sur l'inégalité des races humaines où il évoque la race aryenne pour évoquer la communauté de culture indo-européenne. Le terme est pris au mot dans l’essor de l'anthropologie physique qui visait alors en vain à trouver des éléments distinctifs pour catégoriser les hommes.
Mais faute de réussite le flou entourant le sens du mot demeure : la presse parle encore aujourd'hui d'« émeutes raciales » pour désigner les événements de protestation qui distinguent les hommes selon leur couleur de peau aux États-Unis, et la Constitution française refuse dans son premier article toute « distinction d'origine, de race ou de religion »10,11. Le mot est encore utilisé, par des idéologues racialistes12 ou des acteurs politiques promouvant une idéologie raciste, pour classer dans des catégories les hommes selon des critères morphologiques ou culturels1,3.
Bien qu'il n'existe pas de « races humaines », on constate une « pluralité humaine »13 sans hiérarchie liée. Depuis l'achèvement du séquençage du génome humain en 2004, un certain nombre d'analyses génétiques basées sur des polymorphismes génétiques permettraient de distinguer une répartition par « groupe géographique » de certains polymorphismes pertinents du génome humain et à fréquence allélique suffisante.

Bien que, comme le rappelle le professeur Jens Reich, les humains possèdent 99,9 % de gènes en communs14, ou 99,5% pour le généticien Craig Venter15,16, contre 98,7 % entre humain et chimpanzé17, l'équipe de Luigi Luca Cavalli-Sforza18 suggère que les Homo sapiens se répartissent en neuf « populations » de base tout en précisant que « en réalité dans l'espèce humaine, l'idée de “race” reste indubitablement obsolète. La structure des populations humaines est extrêmement complexe ; elle varie d'une région du monde à une autre, d'un peuple à un autre ; on rencontre toujours une infinité de nuances dues à des migrations constantes à l'intérieur des frontières et au-delà des frontières qui rendent impossible des séparations tranchées. »19.

Généralités :

La notion de race, entendue en termes biologiques, est tardive et se rattache à une période précoce de la science moderne tentant une classification en espèces et en sous-espèces, qui ne concernait d’abord que les végétaux et les autres animaux (Linné, XVIIe siècle). Au XIXe siècle, on commence à parler de « races » au sein de l’espèce humaine avec le même sens que les races animales classiques20.
Arthur de Gobineau popularise au milieu du XIXe siècle une nouvelle acception, dans son essai raciste, Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855), dans lequel il prenait parti en faveur de la thèse polygéniste selon laquelle l'espèce humaine serait divisée en plusieurs races distinctes, que l'on pourrait selon lui hiérarchiser. Le racialisme (ou racisme « scientifique ») deviendra alors l'idéologie prédominante dans les milieux savants et dans l'anthropologie physique, couplé à l'évolutionnisme, au darwinisme social et aux théories eugéniques développées par Francis Galton. L'habillage de visions racistes par le discours scientifique - que Canguilhem dénommera « idéologies scientifiques » - sera largement discrédité par sa conséquence logique découverte en 1945 : le génocide des Juifs européens par le Troisième Reich.
Afin d'éviter l'usage impropre du terme « race », l'Unesco recommanda, au milieu des années 1950 d'instaurer la notion d'ethnie, laquelle insiste fortement sur les dimensions culturelles au sein d'une population humaine (langue, religion, us et coutumes, etc.). Pour autant, quelques tentatives racialistes perdurent, comme l'a montré la publication de The Bell Curve (1994), par Richard Herrnstein et Charles Murray, estimant que le quotient intellectuel inférieur des Noirs américains était d'origine génétique et ne pouvait pas être corrigé par des mesures sociales. Le même reproche est fait à certaines lectures de la sociobiologie, qui cherchent l'éventuelle origine génétique des comportements sociaux y compris altruistes21.
La segmentation en races humaines a été très répandue à l’époque de la flambée des nationalismes qui a donné lieu à des interprétations racistes se qualifiant de science. Certains ouvrages comme le Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement, de Bechtel et Carrière, montrent que ces préjugés s'exerçaient tout autant entre pays européens à la même époque. La deuxième moitié du XXe siècle abandonna peu à peu cette idée sous trois influences : ambiguïtés du terme ; rôle joué par ces idées dans les quinze années du nazisme ; ouvrages de Claude Lévi-Strauss et de Franz Boas qui ont transformé l'anthropologie et mis en évidence les phénomènes d'ethnocentrisme propres à toute culture.
Aujourd’hui le terme continue d'alimenter les débats autour de la biologie, bien que les scientifiques lui préfèrent la notion de population, désignant un groupe humain quel qu'il soit. En France, il tend à disparaître des autres sciences, anthropologie, ethnologie au profit de la notion majoritairement culturelle d'ethnie. On parlera ainsi de populations géographiques en biologie, et de différences entre cultures pour l’anthropologie et l’ethnologie. Pour autant, il continue à être employé dans le reste du monde et en particulier dans les pays anglophones, mais aussi dans les textes législatifs français. Cela amène à s'interroger sur les phénomènes de la race en tant que construction sociale, problème au cœur des Race studies menées en Amérique du Nord (études liées aux critiques du post-colonialisme et aux études de genre qui étudient le genre en tant que construction sociale).

Utilisation :

Le terme « race » est parfois utilisé dans le langage courant pour désigner des groupes « ethniques », géographiques ou culturels.

Dans des pays anglophones, comme les États-Unis ou le Canada, le terme race (ou « ethnicity ») est utilisé pour faire référence à l'origine dite « ethnique » déclarée par un individu, sans qu'il y ait de consensus sur les catégories utilisables.
Au Québec, où l'utilisation du mot « race » (« race noire », « race blanche »…) ne suscite guère de débat, il est toutefois plus convenu d'utiliser dans les discours et les écrits plus formels le terme « origine ethnique », suivi de la nationalité.
En France, la distinction des individus selon le critère de la race est interdite22. Le Conseil constitutionnel a en effet déterminé que « si les traitements nécessaires à la conduite d'études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l'intégration peuvent porter sur des mesures objectives, ils ne sauraient, sans méconnaitre le principe énoncé à l'article 1er de la Constitution, reposer sur l'origine ethnique ou la race »22. La Constitution mentionne l'égalité de tous devant la loi, « sans distinction d'origine, de race ou de religion »23.
Le 16 mai 2013, l'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi
« visant à supprimer le terme de race de la législation française »24.

Définitions et considérations linguistiques :

Selon le Trésor de la Langue Française Informatisé, le mot « race » signifie en biologie « Subdivision de l'espèce fondée sur des caractères physiques héréditaires, représentée par une population ». Plus précisément en anthropologie, ce mot signifie :
« 1. Groupement naturel d'êtres humains, actuels ou fossiles, qui présentent un ensemble de caractères physiques communs héréditaires, indépendamment de leurs langues et nationalités. »
« 2. Ensemble de personnes qui présentent des caractères communs dus à l'histoire, à une communauté, actuelle ou passée, de langue, de civilisation sans référence biologique dûment fondée »25.
Le Grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française propose également plusieurs définitions. Ainsi, pour la biologie :
« Subdivision de l'espèce, à caractères héréditaires, et dont les individus constituent une population définie par certaines limites de nature géographique, écologique, physiologique, biologique, morphologique, etc. ».
« Population d'une espèce qui montre des caractères héréditaires discontinus et distincts des autres populations ».
En ethnologie, il propose la définition suivante : « Regroupement d'êtres humains, qui se distingueraient par des traits physiques communs héréditaires, généralement la couleur de leur peau, sans aucun égard à leur langue, à leur culture ou à leur pays d'origine. » Une note précise : « Utilisé dès le XVIe siècle, le terme race désigne alors l'ensemble des membres (ascendants et descendants) d'une même famille, ou d'un même peuple. Appliqué dans le domaine zoologique, il sert à classer les variétés d'animaux, qui ont des traits communs héréditaires, comme les chiens ou les chevaux (d'où par exemple l'expression chien de race).
Au XVIIIe siècle, la notion s'étend aux êtres humains. On tente alors un « découpage » de l'espèce humaine en races distinctes et selon une hiérarchie. Cette conception raciste du monde prend son essor au XIXe siècle, avec l'étude de la variété des races humaines, liée, entre autres, aux progrès de la science et à l'idéologie de la supériorité de la « race » blanche. Cet héritage intellectuel verra son apogée dans la doctrine nazie du XXe siècle.
Les atrocités commises lors de la Deuxième Guerre mondiale ont forcé à une prise de conscience sur cette notion de « race », non fondée scientifiquement, et qui a servi d'assise au racisme et à ses pratiques. Elle a donc progressivement été abandonnée au profit de l'idée d'un être humain universel. La déclaration de l'Unesco datée du 20 juillet 1950 a d'ailleurs conclu que « l'humanité est une et que tous les hommes appartiennent à la même espèce ». On parlerait par exemple de race blanche, noire ou jaune, mais ces appellations sont péjoratives. »26.

Selon l'Encyclopædia Universalis (2006) :

« Utilisé pour signifier la différence entre les groupes humains, le mot « race » s'attache à des caractères apparents, le plus souvent immédiatement visibles.
Les plus frappantes de ces différences sont chez l'homme la couleur de la peau, la forme générale du visage avec ses traits distinctifs, le type de chevelure [cf. ANTHROPOLOGIE PHYSIQUE]. Ces variations sensibles, sitôt reconnues, sont interprétées par le système de valeurs propre à chaque culture. Un tout jeune enfant blanc qui rencontre pour la première fois un enfant noir, et s'il n'a pas encore reçu de ses parents le schéma culturel raciste, se demandera pourquoi l'autre s'est mis de la couleur et, en lui serrant la main, il regardera la sienne pour voir si cette couleur déteint. Ce comportement marque la découverte d'une différence qu'il demandera à l'adulte d'expliquer ; ici commence le discours sur les « variétés dans l'espèce humaine ». »

Dans Le Racisme expliqué à ma fille, Tahar Ben Jelloun écrit :

« Le mot « race » ne doit pas être utilisé pour dire qu'il y a une diversité humaine. Le mot « race » n'a pas de base scientifique. Il a été utilisé pour exagérer les effets de différences apparentes, c'est-à-dire physiques.

On n'a pas le droit de se baser sur les différences physiques —
La couleur de la peau, la taille, les traits du visage —
Pour diviser l'humanité de manière hiérarchique
C’est-à-dire en considérant qu'il existe des hommes supérieurs
Par rapport à d'autres hommes qu'on mettrait dans une classe inférieure.
Je te propose de ne plus utiliser le mot « race »27. »

Cela rejoignait la proposition faite par l'Unesco au lendemain de la Seconde Guerre mondiale de substituer l'expression « groupe ethnique », plus scientifique et incluant les composantes culturelles, au terme vague et confus de « race », lequel n'a pas de signification rigoureuse28.
Toutefois, la notion de groupe ethnique ne reflète pas de composante biologique comme le fait la notion de race et constitue ainsi un substitut imparfait pour cette notion. Ainsi, dans une approche différenciée que l'on retrouve au sein de la vaste majorité de la communauté internationale dans le cadre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale29, la notion de race humaine est parfaitement admise comme une réalité non seulement linguistique mais relevant également du fait social et distincte de l'ethnie. Par exemple, le législateur suisse, dans le contexte du phénomène raciste, fournit explicitement l'explication suivante sur les notions de race et ethnie contenues dans cette convention :
« Les motifs de distinction illicites visés par la Convention ne se limitent pas, comme on pourrait le croire à première vue, à des signes distinctifs physiques. Alors que la « race » et la « couleur » sont des caractéristiques biologiques et physiques, « l'ascendance » désigne l'appartenance sociale ; par la notion d'« origine nationale ou ethnique » viennent encore s'ajouter des composantes linguistiques, culturelles et historiques. De toute façon, la notion de race comprend des éléments subjectifs et sociaux : dans ce sens large — sociologique —, la race est un groupe d'êtres humains qui, en raison de caractères héréditaires et immuables, se considère lui-même ou est considéré comme différent des autres groupes. »

Précision, refus et abandon de la notion de race :

La grande variabilité des traits physiques empêche de les attribuer uniquement à une race. En effet, la grande majorité des caractères physiques sont quantitatifs. Une même couleur de peau peut être retrouvée dans des groupes très éloignés et inversement on constate des différences importantes à l'intérieur de groupes donnés (de là la discussion, en Amérique latine et aux États-Unis, à propos des différents teints de noirs, ou la classification élaborée, dès la colonisation européenne des Amériques, afin de hiérarchiser les individus issus du métissage de groupes ethniques distincts en fonction de la couleur de leur peau).
Tout ce panel possible de variété découle du métissage. Ce métissage, s'il est suffisant pour créer des formes intermédiaires, n'invalide pas véritablement l'existence de races humaines en tant que telles. Pour certains auteurs, l'existence d'une variation graduelle vient au contraire valider la pertinence de formes non métissées. D'après Rosenberg et ses collaborateurs45

« Si continuum il y a, cela signe l'existence de races différentes, sinon il n'y aurait nullement de continuum mais plutôt une répartition complètement aléatoire des caractéristiques à travers le globe ».
L'usage criminel de la notion de « race » au cours de la Seconde Guerre mondiale par le régime nazi et l'absence de catégorisations fiables liées à cette notion font que les anthropologues n'utilisent plus ce type de classification.
Les approches des sciences humaines anthropologiques, études comparatives des civilisations, ethnologiques, politiques et sociologiques, ont eu à abandonner cette notion difficilement exploitable dans leur matière.
D’autre part, la période de la politique d’extermination raciste du nazisme a forcé, après-guerre, à réfléchir de manière critique à cette notion de race humaine, et soit à l’abandonner, soit à ne la conserver que dans un sens métaphorique, c’est-à-dire de groupement culturel mais non plus de classe biologique. Les exactions que le nazisme justifiait au nom de la sauvegarde d'une pseudo-« race aryenne », entraînèrent une rectification dans le sens de l'antiraciologie.
Dans son édition de juillet-août 1950, sous le titre « Les Savants du monde entier dénoncent un mythe absurde… le racisme », le Courrier de l’Unesco publie la « déclaration sur la race ». Il s’agit d’un document rédigé en décembre 1949 par un groupe international de chercheurs qui précisent la notion de race12 et affirment l’unité fondamentale de l’humanité46.
Claude Lévi-Strauss analyse les mécanismes de la constitution de l’idéologie raciste, en termes de différenciations de races :
« Le péché originel de l’anthropologie consiste dans la confusion entre la notion purement biologique de race (à supposer que […] cette notion puisse prétendre à l’objectivité), et les productions sociologiques et psychologiques des cultures humaines47. »
Levi-Strauss affirme que si les groupes humains se distinguent, et pour autant qu’ils sont à distinguer, c'est uniquement en termes de culture. En effet, c'est uniquement par la culture que les groupes humains ou sociétés se départagent et se différencient ; pas selon la nature que serait la nature biologique. S’il y a bien lieu de maintenir les distinctions, elles ne relèvent pas de l’étude de la biologie, mais de l’anthropologie au sens large.
Le racisme consiste précisément dans le contraire, en faisant d’un phénomène culturel un phénomène prétendument physique, naturel et biologique. Levi-Strauss explique dans Race et Histoire (qui sera aussi publié par l'Unesco) que la très grande diversité culturelle, correspondant à des modes de vie extraordinairement diversifiés, n’est en rien imputable à la biologie : elle se développe parallèlement à la diversité biologique. Il a repris ses analyses dans un ouvrage ultérieur et plus détaillé, Le Regard éloigné48.
Dans un Rapport au président de la République qui date de 1979, sur les questions de « sciences de la vie et société » (titre de l’ouvrage), François Gros, François Jacob et Pierre Royer font précisément le point sur les rapports entre connaissances en matière de sciences de la vie et société. Dans un travail engageant toute la communauté scientifique — les membres de l’Académie des sciences, du CNRS, des professeurs d’université, du Collège de France, les « Sages » du Comité national de la recherche, intéressés à la biologie l'ont suivi et y ont contribué — disent ceci :
« Depuis plus d’un siècle, et ces temps-ci encore, on n’a que trop tenté d’utiliser des arguments tirés de la biologie pour justifier certains modèles de sociétés. Darwinisme social ou eugénisme, racisme colonial ou supériorité aryenne, […] les idéologies n’ont guère hésité à détourner les acquis de la biologie… »
Ils mettent également en valeur une certaine opposition entre la biologie et les autres matières scientifiques : « les acquis de la biologie moderne vont, pour la plupart, à l'encontre des idées les plus communément admises aujourd'hui. »
Aux États-Unis depuis le début des années 2000, le concept de race applicable à l'espèce humaine est de nouveau débattu49,50,51,52,53. Le 1er juillet 2009, Osagie K. Obasogie, professeur de droit à l'Université de Californie, dans un article intitulé Le Retour du mythe de la race ?54, critique le renouveau de la notion de race dans le domaine biologique depuis le début des années 2000 à la suite des découvertes faites dans le cadre du projet de génome humain. En particulier, O. K. Obasogie souligne que « la distribution des variations génétiques ne se recoupe pas avec les catégories raciales. » Finalement, O. K. Obasogie conclut que : « Sans précautions, l'utilisation commerciale et légale des biotechnologies peut contribuer à faire revivre le mythe de la validité scientifique des constructions sociales des catégories raciales.

Celles-ci se reflèteraient dans les différences et variétés génétiques humaines et les situations sociales et sanitaires des groupes raciaux seraient déterminées par des prédispositions génétiques plutôt que par les comportements sociologiques et les pratiques institutionnelles. Compte tenu des conséquences dramatiques qui ont été provoquées dans le passé par le lien dressé entre les découvertes biologiques avec les hiérarchies raciales, nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer le risque que les nouvelles techniques puissent faire resurgir les vieilles théories raciales. Il en va de l'avenir de nos concepts de race et d'égalité. »
La série de programmes scientifiques pour la télévision Nova qui a diffusé le 15 février 2000 une émission relative aux origines des premiers habitants du continent américain donne un exemple de ce débat : une des têtes de chapitre de l'émission était intitulée Les races existent-elles ? Et consistait en un échange de point de vue entre deux anthropologues américains, chacun défendant le sien55.

Dans la tradition religieuse biblique :

Le Tableau des Nations. Généalogie des fils de Noé et leur dispersion géographique après le déluge. RECLUS, Élisée. Palestine In : L’Homme et la Terre. Livre 2 : Histoire ancienne
Selon le récit de la création dans la Genèse, l'humanité descend d'un homme, Adam, créé par Dieu, et elle a donc une origine commune et unique.
Mais un autre récit biblique, la Malédiction de Canaan a été parfois employé pour justifier les divisions entre les humains : après le Déluge, Noé devient l'ancêtre commun à l'ensemble de l'humanité et toutes la population du monde descendrait de ses trois fils : Sem, Cham et Japhet. La Table des peuples est une liste des descendants du patriarche Noé qui apparaît dans l'Ancien Testament.
Cham (Kam, Hém ou Ham), serait le père des Hamites et des Cananéens. Ham (حام en arabe, חם en hébreu) signifiant « chaud »88.
Sem (Sam ou Sém), serait le père des peuples Sémites. Sem (سام en arabe) Shem (שם en hébreu) signifiant « nom » ou « renom », « prospérité »89.
Japhet, est le père des peuples d'Eurasie Japhétique. Japhet (יפת) signifiant « ouvert »90. Japhet serait le père des Européens, bien que l'adjectif « japhétique » ait parfois été utilisé comme synonyme de « caucasien ». Le même terme a également été utilisé par d'anciens linguistes (notamment les frères Grimm, Rasmus Rask et William Jones) pour désigner ce que l'on nomme aujourd'hui les langues indo-européennes.
La Bible présente donc une forme de monogénisme symbolique, attribuant la paternité unique de l'humanité à Adam, puis à Noé. Ce symbolisme monocentrique s'est traduit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle par une opposition de l'Église catholique aux théories scientifiques du polygénisme, en ce que le polygénisme a servi de terreau au racisme scientifique. Cette opposition très ferme prendra une forme doctrinale en 1937 avec l'encyclique Mit brennender Sorge91 de Pie XI qui condamne le racisme et l'antisémitisme, et en 1950 Humani generis92 de Pie XII qui inclut une condamnation du polygénisme, tout en établissant une distinction claire d'avec la théorie de l'évolution, dont les recherches sont reconnues comme licites.

Notes et références :

1. ↑ Aller à : a et b Race [archive], Dictionnaire Larousse.
2. ↑ Dictionnaire de l'Académie française : « Chacun des grands groupes entre lesquels on répartit superficiellement l'espèce humaine d'après les caractères physiques distinctifs qui se sont maintenus ou sont apparus chez les uns et les autres, du fait de leur isolement géographique pendant des périodes prolongées. »
3. ↑ Aller à : a et b Georges Peters, Racismes et races : histoire, science, pseudo-science et politique, Éditions d'en bas, 1986, 135 p. (lire en ligne [archive]), « L'espèce humaine est habituellement sous-divisée en races d'après des critères purement physiques, qui sont surtout en rapport avec des dimensions du squelette. »
4. ↑ Y a-t-il des races humaines ? Pourquoi autant de couleurs de peau ? [archive], hominides.com.
5. ↑ Alberto Piazza, « Un concept sans fondement biologique [archive] », Aux origines de la diversité humaine - la science et la notion de race, 30/09/1997, La Recherche no 302, p. 64.
6. ↑ Katharine Tyler, « Compréhension publique des notions de race et de génétique : un aperçu des résultats d’une récente recherche au Royaume-Uni » [archive], sur L'Observatoire de la génétique, 2005 (consulté le 1er novembre 2012).
7. ↑ Tony Fitzpatrick, « Evolutionary biologist: race in humans a social, not biological, concept » [archive], sur Washington University in St. Louis, 20 mai 2003 (consulté le 1er novembre 2012).
8. ↑ Jean-François Bayart, L'Illusion identitaire, Fayard, 1996, 307 p.
9. ↑ Isabelle Baudino, L’invention et la représentation des races au XVIIIe siècle, Bordeaux, Centre interdisciplinaire bordelais d’étude des Lumières, 2010
10. ↑ Michel Tournier, « Race, une mot qui a perdu la raison », Mots, 1re série, vol. 32,‎ septembre 1992, p. 105-107 (DOI 10.3406/mots.1992.1723, lire en ligne [archive])

11. ↑ « Étymologie du terme race » [archive], sur www.cnrtl.fr
12. ↑ Aller à : a b et c « 1. Une race, biologiquement parlant, peut se définir comme un groupe parmi ceux qui constituent l'espèce humaine Homo Sapiens. », Déclaration d'experts sur les notions de race [archive], Paris, le 20 juillet 1950.
13. ↑ Jordan (Bertrand), L'Humanité au pluriel. La génétique et la question des races, Seuil, 2008.
14. ↑ Reich (Jens), « Les frontières de l'humain », in Mattéi (Jean-François), Regard éthique : le génome humain, Strasbourg, Conseil de l'Europe, 2001, p. 127-138, voir sur Google Books [archive].
15. ↑ « First Individual Diploid Human Genome Published By Researchers at J. Craig Venter Institute » [archive], J. Craig Venter Institute, 3 septembre 2007.
16. ↑ « Une autre façon de concevoir la maladie » [archive], L'Harmattan, 2010.
17. ↑ Chloé Durand-Parenti, « Les secrets de l'ADN du bonobo dévoilés », Le Point,‎ 18 juin 2012 (lire en ligne [archive])
18. ↑ Luigi Cavalli-Sforza, The History and Geography of Human Genes, 2000.
19. ↑ Luigi Luca Cavalli-Sforza, Qui sommes-nous ? : Une histoire de la diversité humaine, Champs Flammarion, 2011 (1re éd. 1997), p. 325.
20. ↑ Nouvelle Division de la Terre par les différentes Espèces ou races d’homme qui l’habitent, envoyé par un fameux Voyageur à M. l’abbé de la *** à peu près en ces termes de François Bernier, paru sans nom d’auteur dans le Journal des sçavans du 24 avril 1684 est cependant considéré comme la première tentative théorique de diviser l’humanité en races distinguées selon leurs origines géographiques, leurs caractères somatiques et leurs mœurs [lire en ligne [archive]].
21. ↑ cf. Richard Dawkins, Le Gène égoïste.
22. ↑ Aller à : a et b « Décision no 2007-557 DC du 15 novembre 2007 » [archive], sur Conseil constitutionnel (consulté le 25 novembre 2018)
23. ↑ Legifrance [archive].
24. ↑ Le service public de l'accès au droit [archive].
25. ↑ Trésor de la langue française Informatisé [archive].
26. ↑ Grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française [archive].
27. ↑ Tahar Ben Jelloun, Le Racisme expliqué à ma fille.
28. ↑ 'La Question des races [archive], Unesco, 1950.
29. ↑ Aller à : a et b RS 0.104 Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale [archive].
30. ↑ Feuille fédérale [archive].
31. ↑ Message concernant l'adhésion de la Suisse à la Convention internationale de 1965 sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la révision y relative du droit pénal du 2 mars 1992 [archive].
32. ↑ Aller à : a et b « La notion de race n'existe pas pour l'espèce humaine... » [archive], sur www.ac-grenoble.fr (consulté le 26 décembre 2015)
33. ↑ « Nouvelle division de la Terre par les différents espèces ou races d’hommes qui l’habitent, envoyée par un fameux voyageur à M. l’abbé de la ***, à peu près en ces termes », Journal des Savants, 24 avril 1684, p. 133-140.
34. ↑ Essai sur la noblesse de France, 1732.
35. ↑ Anthropologue français, développera le concept de craniométrie consistant à produire des pseudos mesures de crâne dans un but comparatif. Il reproduira ses expériences pour démontrer des prétendues différences physiques entre femmes et hommes.
36. ↑ Histoire de France, conforme aux programmes officiels du 18 janvier 1887 par C.S. Viator.
37. ↑ Ernest Renan, Qu'est-ce qu'une nation ?, conférence donnée à la Sorbonne, le 11 mars 1882. Texte complet sur wikisource.
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41. ↑ Vallois (Henri), Les Races humaines (1944), Paris, PUF, 1976, p. 19-20.
42. ↑ Un dossier de deux pages publié par Le Monde du 10 novembre 2006, fait le point sur les « recensements ethniques » à travers la planète et envisage le cas français.
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45. ↑ Rosenberg et al. 2005[réf. non conforme].
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51. ↑ « Genetic variation is geographically structured, as expected from the partial isolation of human populations during much of their history. Because traditional concepts of race are in turn correlated with geography, it is inaccurate to state that race is "biologically meaningless. » ib., Conclusions.
52. ↑ « The use of racial variables in genetic studies has become a matter of intense public debate, with implications for re- search design and translation into practice. » dans l'introduction The Use of Race Variables in Genetic Studies of Complex Traits and the Goal of Reducing Health Disparities [3] [archive], collective, publié en janvier 2005 par American Psychologist, Vol. 60, No. 1, 77–103.
53. ↑ « Critics have debated for the past decade or more whether race is dead or alive in “the new genetics”: Is genomics opening up novel terrains for social identities or is it reauthorizing race? I explore the relationship between race and the new genetics by considering whether this “race” is the same scientific object as that produced by race science […] in the networks that sustain the world of (post)genomics today. » in The Genetic Reinscription of Race [4] [archive] par Nadia Abu El-Haj, Department of Anthropology, Barnard College, Columbia University, New York, NY 10027 ; publié en septembre 2007 dans l'Annual Review of Anthropology.
54. ↑ Return of the race myth? [archive] O. K. Obasogie constate une nouvelle émergence du concept de race dans certains domaines scientifiques (santé, généalogie, utilisation légale de l'ADN dans le droit de la preuve), renouveau rejetant explicitement toute accointance avec les théories pseudo-scientifiques qui ont fait émerger l'idéologie raciste à la fin du XIXe siècle. O. K. Obasogie critique ces renouveaux dans chacun de ces domaines en soulignant les biais qui sont introduits dans les discours liant la notion de race avec les dernières découvertes et développements techniques.
55. ↑ Does Race Exist? Les anthropologues George Gill de l'université du Wyoming et Loring Brace de l'université du Michigan s'affrontent sur cette question. Après avoir lu leurs positions respectives, décidez par vous-même (trad.). https://www.pbs.org/wgbh/nova/first/race.html [archive].
56. ↑ Michel Lamy, La Photosynthèse du chat - Ou l'écologie expliquée à ma fille., Humensis, 270 p. (ISBN 2746509466 et 9782746509467, lire en ligne [archive])
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66. ↑ Nelis et al. 2009, Genetic Structure of Europeans: A View from the NorthEast [archive].
67. ↑ Distances génétiques (Fst) autosomales calculées par Chao Tian et al. 2009 [archive]:
o Grec-Druze : 0.0052, Grec-Bédouin : 0.0064, Grec-Palestinien : 0.0057, Grec-Russe : 0.0108, Grec-Suédois : 0.0084,
o Italiens du Sud-Druze : 0.0057, Italien du Sud-Bédouin : 0.0079, Italien du Sud-Palestinien : 0.0064, Italien du Sud-Russe : 0.0088, Italien du Sud-Suédois : 0.0064
Autres distances génétiques (Fst) autosomales calculées par Nelis et al. 2009 [archive] :
o Italiens du Sud - Lettoniens : 0.0150, Italiens du Sud - Finlandais (Helsinki) : 0.0160
o Espagnols - Lettoniens : 0.0100, Espagnols - Finlandais (Helsinki) : 0.0110
o Européens – Chinois 0.1100, Européens – Africains (Yoruba) 0.1530.
68. ↑ « A genome-wide analysis of population structure in the Finnish Saami with implications for genetic association studies », Nature,‎ 2010 (lire en ligne [archive])
69. ↑ (en) Mari Nelis, Tõnu Esko, Reedik Mägi et Fritz Zimprich, « Genetic Structure of Europeans: A View from the North–East », PLOS ONE, vol. 4, no 5,‎ 8 mai 2009, e5472 (ISSN 1932-6203, DOI 10.1371/journal.pone.0005472, lire en ligne [archive], consulté le 24 octobre 2017) :
« several distinct regions can be distinguished within Europe: 1) Finland, 2) the Baltic region (Estonia, Latvia and Lithuania), Eastern Russia and Poland, 3) Central and Western Europe, and 4) Italy, with the southern Italians being more “distant” »
70. ↑ « Genes mirror geography within Europe », Nature,‎ 2008 (lire en ligne [archive])
71. ↑ Moorjani P, Patterson N, Hirschhorn JN, Keinan A, Hao L, et al. 2011 The History of African Gene Flow into Southern Europeans, Levantines, and Jews [archive]. PLoS Genet 7(4): e1001373. doi:10.1371/journal.pgen.1001373.
72. ↑ Cavalli-Sforza, L.L., Menozzi, P. & Piazza, A., The History and Geography of Human Genes, 1994.
73. ↑ Selon une étude récente de Rosenberg, parue en 2002 et portant sur des microsatellites : 86 à 95 % de la variabilité génétique se trouve à l’intérieur des populations locales, 2 à 6 % entre populations d’une même grande région géographique, et 3 à 10 % entre grandes régions.
74. ↑ « Le génome humain, clé de la médecine du futur, est intégralement séquencé. » [archive], sur futura-science.com/sante, Futura science, 17 avril 2003
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79. ↑ Catherine Lee, « “Race” and “ethnicity” in biomedical research: How do scientists construct and explain differences in health? », Social Science & Medicine, vol. 68, no 6,‎ mars 2009, p. 1183–1190 (DOI 10.1016/j.socscimed.2008.12.036, lire en ligne [archive], consulté le 29 août 2017)
80. ↑ (en) Graves, Joseph L., « Evolutionary versus racial medicine: why it matters », Race and the genetic revolution: Science, myth and culture,‎ 2011, p. 142-170
81. ↑ (en) Fullwiley, D., « Can DNA witness race? Forensic uses of an imperfect ancestry testing technology », Race and the genetic revolution: Science, myth and culture,‎ 2011
82. ↑ Koffi N. Maglo, Tesfaye B. Mersha et Lisa J. Martin, « Population Genomics and the Statistical Values of Race: An Interdisciplinary Perspective on the Biological Classification of Human Populations and Implications for Clinical Genetic Epidemiological Research », Frontiers in Genetics, vol. 7,‎ 17 février 2016 (ISSN 1664-8021, PMID 26925096, PMCID PMC4756148, DOI 10.3389/fgene.2016.00022, lire en ligne [archive], consulté le 29 août 2017)
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84. ↑ Philippe Poutignat et Jocelyne Streiff Fenart (préf. Jean-William Lapierre), Théories de l'ethnicité, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Georges Balandier » (réimpr. 1999 et 2005) (1re éd. 1995), 270 p. (ISBN 9782130466277), « suivi de, Les groupes ethniques et leurs frontières, de Fredrik Barth ».
85. ↑ 124 IV 121 Arrêt de la Cour de cassation pénale du 30 avril 1998 dans la cause P. contre Ministère public du canton de Neuchâtel, ATF 124 IV 121, 124 [archive].
86. ↑ Saada (Emmanuelle), Les enfants de la colonie, les métis français entre citoyenneté et sujétion, La Découverte, Paris, 2007.
87. ↑ SUPPRESSION DU MOT « RACE » DE LA LÉGISLATION [archive], proposition de Michel Vaxès (PCF) à l'Assemblée nationale, le 13 mars 2003.
88. ↑ Lexicon Results for Cham (Strong's 02526) [archive]
89. ↑ Lexicon Results for Shem (Strong's 08035) [archive]
90. ↑ Lexicon Results for Yepheth (Strong's 03315) [archive]
91. ↑ Mit Brennender Sorge [archive], 14 mars 1937.
92. ↑ Humani Generis [archive], 12 août 1950

plumedefou



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