|

Dans ma tête, un enfant y vit prisonnier,
Une sombre chambre de solitude austère …
Tel est son foyer au-delà de ses murs,
Il connait le chagrin tous les jours qu’il y vit,
Et autant que le temps passe fatalement,
Les mentalités sont, corrompues et aveugles.
En désespoir de cause il supplie le ciel,
Sa prison est au bord de l’inhumanité,
Peuplée de gardiens, de tristes humanoïdes…
De condamnés à vie, tous des cœurs enchaînés,
Craignant le changement, faute de repaires sures !
Leur faible volonté meurt graduellement…
Pourtant je suis resté debout et patient,
Le temps peut imiter, nullement entamer,
Mon dessein de vivre, tuant ma volonté !
J’ai force pour amie, dur tels barreaux de geôle.
Mais silence parle, prouve qu’il faut entendre,
Confirme mes pensées, les serments dits en l’air.
Cela me rappelle que sans ma liberté,
Je suis toujours seul et bien enfermé !
Pour ces âmes noircies, les murs blanchis de chaux,
N’ont pas tout effacé, ni à tout désapprendre.
J’ai libéralité d’accolade et pièce,
A quatre-vingt-quinze pour cent de tous mes frères,
Avant d’être celés ou six pieds sous terre…
Et tous ce que j’ai fait, c’est ce que je suis,
Mais ce que je suis, je le suis ce jour ?
Je n’abandonne pas, la partie n’est perdue,
Car je compte bien gagner tout mon enjeu,
Le bien est en moi ! Mon combat m’instruit,
Il m’initie d’aimer, droiture et équité.
Sans quoi le sentiment de fin n’existe pas.
Ou on vit et on lutte, ou on brille et on chute,
Tels battements de cœur d’un géant endormi.
Aux rêves doux-amers lève-toi et souris,
Ce qui lie le passé, n’est plus qu’un souvenir !
plumedefou
|