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A force d'aimer , on crée nouvel été,
Le poète a cette faculté
De décrire avec envie , le joli,
Cette beauté combien souvent décrite.
Une extase menée par la nature,
Un ciboire aux lèvres apporté,
Un élixir bu et même savouré,
Une embellie tout simplement rêvée.
Je me laisse déporter aux vent ,
Je me sens fragile feuille virevoltant,
Dans un air où manque le parfum
Des roses de mon jardin , éteintes.
Me manquent la lumière et la couleur
De ce splendide cher d'oeuvre,
Me manquent l'espérance de cette fragrance
A l'heure où l'hiver nous parle avec arrogance.
Se gantent mes mains en chemin,
Pour éviter les blessures des ronces,
Je médite fort comme un Nonce,
De poétiser jamais , je ne renonce.
Je n'en laisse pas une once,
Chaque mot , le prononce,
Et dans la vie , je fonce,
La vie , une rose au milieu des ronces...
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