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Flammes vives
En sa robe noircie mon vieux foyer affronte
Depuis des décennies devant la cheminée
Des hivers rigoureux et son habit de fonte
Chauffe bon an mal an toute la maisonnée
Par sa baie vitrée nombres de flammes vives
Eclairent nos prunelles en lueurs charmeuses
Des flammèches volent s’étiolent et puis revivent
Lumineuses parfois se consumant fumeuses
Mon dragon flammivome est apprécié en tout
Son aspect ancestral le rend très romantique
Il est le familier confident, le brûle-tout
Le poète aussi flambe et dès lors qu’il transcrit
Il allume des feux ardents et poétiques
Car sa plume a le don d’enflammer ses écrits
Sonnet irrégulier
Les Maissineries I.20
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