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Je viens chercher la chaleur perdue l'hiver,
Près de l'âtre qui crépite avec bonheur,
Cette chaleur qui délivre du bonheur,
Des instants chers et de grande valeur.
Et craquent les marrons dans la cheminée,
Ils se débarrassent de leur coquille,
Tandis que se charge le feu de bois,
Je reste plongée dans les souvenirs de toi.
Le feu , je m'habitue à sa présence,
Il est là qui produit ces cendres,
Tandis que brûle le bois tendre
De bûches qui se sont laissées fendre.
Et dans l'attente , je patiente,
Je rêve du jardin au printemps,
Des crocus , des jacinthes autant,
Et cours cours le temps.
Dehors c'est le vent qui siffle,
En de multiples rifles,
Il fait tempête
Y compris en tête.
Le feu dans l'âtre c'est la sérénité,
L'évocation des jours d'été,
C'est de la force puisée,
En panier d'osiers.
Et demain sera autre,
Je me ferai apôtre,
Mon temps sera le vôtre,
Et la poésie , la nôtre.
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