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Combien souvent pour ne rien dire
J’ai prononcé de longs discours
Qui la plupart ont tourné court
Face à la foule prête au pire !
Combien j’ai tenu de harangues
Qu'ont applaudi fougueusement
Le cercle des malentendants
Et le club des mauvaises langues
Combien migrantes d'oies sauvages
Buvant mes paroles en l’air
Quand je prêchais dans le désert
Ont échouées sur un mirage
Combien loquace, intarissable,
J’ai mitraillé de postillons
Des oiseaux dont les oisillons
Mettaient la tête dans le sable…
Hélas ! Réplique stupéfiante
Chacun sans rien y voir pourtant...
M’a fusillé à bout portant
D’une pestilentielle fiente.
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