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Hasard
Disciple du « az-zahr »
Eminent haruspice
Lors de transes propices
Je tente le hasard
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J’achète et boursicote
Des actions à la bourse
Au pif, au gré des cotes
Pour gagner en fin de course
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J’ai acquis des fortunes
Mais, pour hélas des prunes
Jouant fictivement
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La vie seule au hasard
Me guide activement
Mystérieuse et bizarre
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Sonnet irrégulier
Les Maissineries 1.20
hasard
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Ce mot, entré en français dès le XIIème siècle, nous a été transmis par l’espagnol (azar), mais c’est en fait un mot arabe, ou plutôt deux. En effet, sous cette forme graphique, ou le h- a été un ajout non étymologique (mais que conduit à ne pas faire la liaison), on ne voit plus qu’il s’agit de l’article défini arabe al-, auquel vient s’ajouter zahr, d’où az-zahr, mot arabe désignant « le dé « ou « le jeu de dés « . Au Moyen Âge, on l’écrivait parfois avec un z, par imitation de l’espagnol azar et parfois avec un -t au lieu du -d à la fin du mot. Un hasart signifiait alors le chiffre 6 au jeu de dés : un hasard particulièrement heureux, alors qu’aujourd’hui, avec le hasard, tout est possible, le meilleur comme le pire.
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