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Parfois je suis venu sur ton air enchanteur,
Temps où tu frémissais, toi, ruisseau nomade,
En milieu de pré et de bois en douceur…
La saison de printemps perpétrait tes parades ;
L’existence embaumait la sève des sapins,
Miel dégoulinant de leurs branches cornues,
Un parfum de douceur très aisément alpin.
Ici tout volatil trouvait bien venue !
Et l'eau vive narrait tes rêves originaux,
Où songes et fictions se mêlaient tout en joie.
Puis s’en allait au large enchanter d’autres baux,
Et moi, je restais là sous un ciel de soie !
J’y ai bu en songe tout de mes souvenirs,
Et même j’y ai vu après la rêverie,
Ce qui apparaissait sûrement l’avenir,
Il était d’entrelacs sur fond d’une magie…
Même la gents ailées généraient ma torpeur,
Dans un sous-bois parfait, entouré de chèvrefeuilles,
Bovins prenaient le frais pistant le visiteur…
Reprenant ma vigueur j’allais vers d’autres accueilles.
plumedefou
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