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Une ombre de tristesse me caresse les cils,
La vie parfois ne tient qu'à un seul fil,
Les pensées se diluent,
La vie se vide de son contenu.
La mélancolie joue de son violon,
Et l'on prépare son pardon,
Cette vie vécue à l'unisson
A perdu son duo de diapason.
Et se tait la chanson du coeur ,
Prend la place de la tristesse
S'éteint la tendresse,
La vie plus , ne se tresse.
C'est l'humeur de l'hiver
Du sombre envahit la terre,
Des flots la submerge
Et les pensées convergent.
Vers les sentiments paralysés,
Il est bon d'y penser
De temps en temps
Le fleuve tranquille est débordé.
Mais le courage est en dedans ,
Les fleurs du mal se fane,
Et resurgit belle la vie,
Lavée de ses tourments.
Aimer est le seul médicament,
Se sentir entouré , calmant
Alors se reprend le sentier poétique
Qui transforme le triste en bulle magique.
Je vais bien , ce ressenti est passager
Comme toutes les embellies le sont aussi,
Se raccrocher à ce qui est beau
Est mieux que de sombrer au tombeau.
La poésie le permet,
De mettre du beau à la place du laid,
A l'aube , toute vie renaît
Dans l'embellie de belles pensées.
Pensées d'hiver , à l'envers
D'un décor désiré printanier,
Pensées d'été légères
Se puiseront dan le panier.
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