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Je vous prie d'accepter ces lignes "En cadeau de Noël et de Nouvel An"
Mais pourquoi ai-je écrit d'abord le mot "Amour"?
C'est beau l'amour, facile à dire, doux à entendre, agréable à écrire; çà se veut un bonheur à vivre, tendre et fort à la fois.
L'amour ?... Mais c'est universel, c'est un fleuve et un sentiment, sentiment- fleuve le plus grand. L'amour, çà parle de tendresse, de mariage et maternité, bien sûr de sexualité, de ciel et de divinité, d'humanité heureuse, de nature et de liberté. Et sa tristesse même est romantique et fait rêver.
Oui, l'amour, cela s'imposait pour un premier mot à écrire au tableau des beaux mots de la vie.
Mais -il y a toujours un mais- l'Amour (surtout quand on l'écrit avec un grand A -et je ne voulais pas lésiner sur cela-) souffre du non-retour, du non-partage. Et s'il accepte la misère, il ne peut supporter de rester solitaire. Il n'a jamais pu se résigner à être séparé d'autres sentiments, d'autres mots.
J'ai pensé lui adjoindre le rêve. Mais on lui aurait -et bien sûr à moi aussi- reproché de ne pas être assez crédible, de rester dans le vague et pas bien implanté dans la réalité,
Non, je voulais lui plaire à mon Bel Amour, mon premier mot, mon nouveau-né, mais je voulais aussi qu'il soit considéré comme fiable. Côté sentiment : le plaisir ? Oui, cela pouvait, cela semblait aller. Côté mot, qu'allais-je lui adjoindre ? Quel doux ami ? Quel gentil compagnon ? Compagnon ?... Mais pourquoi pas une compagne ? Pour l'amour, c'est tout indiqué. J'ai cherché un mot du beau sexe, un mot qui pourrait le séduire, un mot qui le subjuguerait, un mot qui saurait le convaincre, un mot qu'il pourrait, ne voudrait que... l'aimer.
Ah! fol, insensé que je suis ! J'ai accolé la Poésie, avec sa robe d'apparat, au Bel Amour... énamouré qui, aussitôt, l'a épousée.
Et depuis ce temps-là, ils n'arrêtent plus... de faire des enfants. Des tas de mots, (des maux parfois) qui viennent m'envahir, me forcer à penser, à rêver, à écrire et à...aimer çà ! Et moi, à force d'écrire, j'en deviens poète je crois. (Amoureux je l'étais déjà !)
Et je me plais à vous entretenir des fruits de leur liaison et aussi de mes veilles, des quêtes de mes jours, des labeurs de mes nuits, de tout ce qui m'émeut et ce qui m'émerveille, des villes, des faubourgs, des grands monts survolés et des bois d'alentour, des petits chemins creux qui mènent aux labours. Et des océans bleus qui parcourent le monde sous des cieux inconnus dont la clarté m'inonde et des secrets des coeurs aimant à en mourir.
Rêves, beauté, nature, saveurs et perceptions , pensées et sensations, regards et pulsations, douleurs et fixations, les mille enchantements qu'apportent les saisons et les torrents du temps qu'endiguent les passions.
Et l'écriture, la vie, l'amour que j'ai pour vous, pour tous, pour moi aussi bien sûr (comment aimer les autres quand on ne s'aime pas?) ici, ailleurs, partout, cet appel en mon être et cet accord en vous ( peut-être, je l'espère), l'entente du cerveau à l'écoute du coeur, tous les deux en osmose recherchant le bonheur, la poésie que j'aime tant et me prend tant et tant de temps, je les propage aux alentours.
Et l'écho les recueille et l'encre les imprime et l'âme s'en imprègne et voici que je rime. Et voici que je chante et que cela m'enchante, enthousiaste et ravi en mon âme sereine, pareille à un enfant. -Enfant ou bien amant ?- dont les sens sont charmés, l'imagination reine en son bonheur comblé d'un destin sans pareil.
Un amant-dingue, amoureux-fou, de sa belle maîtresse, de sa princesse , de sa déesse enchanteresse : la POÉSIE.
A tel point que, s'il me fallait clore à jamais ma litanie, le seul mot que je voudrais pour terminer ma destinée, ma mélodie, ce serait simplement :"Merci".
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