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Entends-tu ce silence faire du bruit?
A l'heure où la nature s'enfuit,
Dans le sombre épais de la nuit,
Quand au cieux , le toit luit.
L'heure où le hibou seul hulule,
Et fend l'air de ses ailes,
Je pose moi ma virgule
Pour que les phrases s'articulent.
Un silence et une manifeste présence,
Qui elle respecte sa propre cadence,
Et s'impose avec insistance,
Apporte sa propre sentence.
A distance le temps se danse,
Dans l'absence de lumière,
Le rythme se ressent
Un tempo fantôme par excellence!
Dans les cieux le rougeoiement
D'un coucher de soleil,
Recouvre les tons vermeils
Qui suivent son éveil.
Cristaux de gel accrochés au gazon,
L'hiver a partagé son poison,
Et caché et endormi est l'hérisson,
Sous le bois est à présent sa maison.
Je me sens parcourue de frissons,
Il est temps de faire vivre le tison,
De remuer le bois enflammé de passion,
D'éviter de le laisser devenir vite cendres.
Autour de l'âtre ceci fut composé,
Bien à l'abri des glaçons,
De ces stances , je prends possession,
Les mots se suivent en procession...
Puisez ceux qui vous tentent,
Ils sont posés en bonne entente,
Pour raviver la passion
De moments vécus de si belles illusions.
La nature a elle seule ce don
De partager ses tendres beautés,
nous de nous manifester
Et de les maintenir en leur première position.
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