|
En 1931,lors de fouilles, un archéologue dont le nom ne nous est pas parvenu, retrouva un olivier très très âgé, qu'on a appelé "l'arbre de Platon". Ce serait, paraît-il, près de cet arbre, que le philosophe réunissait ses élèves, à l'ombre des feux brûlants de l'été grec. Pour leur parler sans doute de "la Caverne" et de "l'Idée", de la "Chose Publique", des droits et des devoirs du citoyen, de l'Amour et du Beau, du Bien et du Mal, de la vie et de la mort.
Hélas ! en 1976, une voiture déracina et brisa le vénérable millénaire, témoin de l'antique splendeur du parc d'Académios.
Heureusement le gouvernement d'alors ordonna et prit en charge un traitement spécifique. Et l'arbre de Platon mutilé a donné naissance à de nombreuses pousses qui sont autant d'enseignements de la volonté hellénique de retrouver sa splendeur passée. Et aussi de cette volonté farouche de la nature de toujours renaître et perdurer malgré les violences que lui fait subir l'homme.
Quand on sait toutes les difficultés (et le mot est faible) qu'a subies et subit encore le peuple grec, il faut y voir un symbole de résistance et un appel à l'espérance dans sa lutte incessante pour vivre et survivre, vouloir s'épanouir et prospérer.
Le Grèce qui est un des berceaux de notre civilisation (si ce n'est LE berceau). Et chacun se rappelle l'engagement à son côté du poète Byron lors de la guerre gréco-turque. Si celle-ci n'existe plus une sourde rivalité reste toujours, comme en témoigne le partage demeuré, entre ces deux nations, de l'île de Chypre.
Alors oui, si l'arbre de la sagesse platonicienne pouvait devenir le symbole et l'espoir, non seulement d'une vraie réconciliation entre ces deux nations, mais aussi de l'apaisement de toutes les rivalités des pays environnants.
Puisse l'arbre multimillénaire vivre encore longtemps et voir éclore enfin la sagesse et la paix sur terre.
|