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Border l’avenue de la nuit,
Pour qu’au matin apparaisse l’aube.
Sur un banc plaisant, soir a fui,
Laissant rosée étaler sa robe,
Luisant les pavés élimés.
Les réverbères un à un s’éteignent,
Le marchand de sable s’est couché,
Abandonnant l’espace au grand règne…
Le temps se réchauffe peu à peu,
Les jardins publics se déterminent,
La mouvance transporte l’aveu
D’un jour riant où joie se combine
Aux activités d’un jour nouveau !
Les bars dégrafent aisément leurs portes,
D’où s’échappe l’odeur d’‘un brulot,
Souvenirs d’hiver, d’eau-de-vie forte !
Les arbres tissent les rais joueurs,
Sur leurs branches les oiseaux pépient,
Rendant le claveau gai et rieur…
C’est ici-bas, leur voix de génie !
Où donc sont passés les jours si gris ?
Enfuis, disparus, de la revue !
Riche, temps met en catimini,
Habits d’éclat pour monter en nues !
plumedefou
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