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Parfois je suis venu sur ton nid enchanteur,
Temps où tu frémissais, toi, ruisseau nomade,
En milieu de pré et de bois en douceur…
La saison de printemps perpétrait tes parades;
L’existence embaumait la sève des sapins,
Miel dégoulinant de leurs branches tordues,
Un parfum de douceur très aisément alpin.
Ici tout volatil trouvait bien venue !
Ton eau vive narrait tes rêves originaux,
Où songes et fictions se mêlaient tout en joie.
Puis s’en allait au large enchanter d’autres baux,
Et moi, je restais là sous un ciel de soie !
J’y ai bu en songe tout de mes souvenirs,
Et même j’y ai vu après la rêverie,
Ce qui apparaissait sûrement l’avenir,
Ils étaient d’entrelacs sur fond d’une magie…
Même la gents ailées généraient ma torpeur,
Dans un sous-bois parfait, entouré de chèvrefeuilles,
Bovins prenaient le frais pistant le visiteur…
Reprenant ma vigueur j’allais vers d’autres accueilles.
Tes murmures montaient pareils aux papillons,
Voletant alentour de roses trémière,
Ayant beauté des gemmes et charmant les vallons,
C’est peu de le dire surtout sur bannière !
Quand ils s’établissent, ces paroles de toi,
Si délicatement sur mon âme et ma vie,
C’est nectar qui m’arrose, élixir, tendre voix,
Caressant l’essence, celle de mes envies !
Flot de ma jouvence je ne te perçois plus,
Mon déclin arrive tombant sur mes épaules,
Je ne suis qu’en malheur de n’être plus élu,
Au bord de tes rives d’où tu joues tous les rôles !
plumedefou
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