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Et mes poupées de porcelaine
Quitteront leur divan chinois
Et leurs longues robes d'indienne
Pour venir pleurer dans mes bras
Le jour où tu ne viendras pas
Le jour où tu ne viendras plus
Et la sirène un rien perverse
Sculptée dans un regret de laine
Qui décrypte l'horaire des bus
Comme des vers de Nostradamus
Tandis que redouble l'averse
Je sais qu'elle changera de rue
Le jour où tu ne viendras plus
Et la ribambelle de gamins
Qui s'égosillent sous ma fenêtre
Un berlingot, une pirouette
Et le loto de leur destin
Pour moi leurs voix se seront tues
Le jour où tu ne viendras plus
Et le fillette de sainte Agathe
Jupe plissée, cravate et nattes
Qui regarde dans les vitrines
Passer son ombre bleu marine
J'espère qu'elle pouss'ra la charrue
Le jour où tu ne viendras plus
Et l'air vainqueur des amoureux
Le baiser au fond de l'impasse
Ma solitude à petits feux
Ma bière qui brille à la terrasse
C'est sûr qu'elle ne moussera plus
Le jour où tu ne viendras plus.
Et mes poupées de porcelaine
Quitteront leur divan chinois
Et leurs longues robes d'indienne
Pour venir pleurer dans mes bras
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