|
le village endormi
Au loin, la-bas, mélancolique et doux, je vois
Dans le noir sombre et froid, émaillés de jaunes lampes
Le village s’endormir, sous les Dieux et leur hampe
Ecrasés de plaisirs, de fatigue et de joies
En ces chaumières blotties au creux de la colline
Des Amours pervers se cachent, ou pleurent en silence
Jusque la fin de l’aube, corps et âmes en présence
Et puis s’en va le rêve, laissant là l’orpheline
par Pierre Fernand Crasset Mauviel
dit Cépygé. X
Les Maissineries V 19
|