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les bancs publics
Enrobés de couleur vive, verte ou bleu foncé
Par les pluies, les bourrasques bien souvent écaillés
Ils sont posés partout dans les villes et les parcs
Et s'alignent proches des gares, au bord d'étangs gelés
Dégradés, tagués, souvent maculés de traînées louches
Leurs dossiers servent de siège où trônent comme des monarques
Des jeunes gens agglutinés en position instable
Seuls délaissés impassibles sous le gel et la neige
Comme les sans abris qui là trouvent une couche
Toujours prêts à nous tendre leurs banquettes affables
Ou leurs sièges couverts de givre épais et lisse
Qui glace en hiver les derrières
Bien chauds d'amoureux enlacés
J'en ai hélas tant vu de ces bancs publics
Parfois ils ne sont plus qu'épaves ordurières
Certains font piètre figure parmi les perce-neige
Leurs débris jonchent le sol délabrés et pourrissent
Laissés à l'abandon hélas en nombreux lieux publics
Le dernier banc public
du Bois d'Houtmont à Maissin
Les Maissineries I.20 
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